Risque géopolitique et incertitude autour d’Ormuz
L’Iran a avancé pour officialiser le contrôle du détroit d’Ormuz, les médias d’État affirmant que tout droit de passage (frais payés pour traverser) serait réglé via des banques iraniennes. La diplomatie menée par le Pakistan se poursuivait, avec un responsable iranien évoquant des désaccords réduits sur certains points, mais des conflits persistants sur le dossier nucléaire (désaccords liés aux activités nucléaires). L’or s’échangeait environ 10 % sous son pic d’après-guerre, car les risques d’inflation liés au pétrole (hausse générale des prix due à l’énergie) maintenaient des attentes de taux élevées. Le président de la Fed de St. Louis, Alberto Musalem, a déclaré que des chocs d’offre (baisse soudaine de la disponibilité de biens comme l’énergie) menacent les objectifs d’inflation et d’emploi, et que l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation) pourrait rester proche de 3 % jusqu’à la fin de l’année. Techniquement, l’or était sous la SMA 50 jours (moyenne mobile simple: moyenne des prix sur 50 jours) près de 4 897 $, avec un support à la SMA 100 jours près de 4 708 $. Le RSI (indice de force relative: mesure du momentum, de 0 à 100) était autour de 51 et l’ADX (indice de tendance: force de la tendance, plus haut = tendance plus forte) près de 24.Stratégies d’options pour un marché en range
Même si le Brent (pétrole de référence) a baissé depuis son pic à plus de 150 $ le baril l’an dernier, il s’est stabilisé près de 95 $, maintenant les inquiétudes sur l’inflation. Le dernier rapport CPI de mars 2026 (indice des prix à la consommation) l’a confirmé, avec une inflation sous-jacente à 2,8 %. Cela renforce la décision de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) de laisser les taux inchangés pour le moment. Dans ce contexte, une stratégie d’options de type long straddle ou strangle sur les contrats à terme sur l’or (futures: contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) semble adaptée pour les prochaines semaines. Elle consiste à acheter une option d’achat (call: droit d’acheter) et une option de vente (put: droit de vendre), afin de gagner si le prix sort fortement de la zone, dans un sens ou dans l’autre. Cette stratégie profite d’une volatilité (ampleur des variations de prix) en hausse si les discussions de paix aboutissent ou échouent soudainement. Pour ceux qui misent sur une poursuite de la stagnation, vendre de la volatilité via un iron condor (montage d’options qui vise un gain si le prix reste dans une zone) peut être pertinent. Cette stratégie fixe une zone de gain, en profitant du maintien du marché entre support et résistance (niveaux où le prix a tendance à rebondir ou à bloquer). Elle profite de l’érosion du temps (baisse de valeur des options au fil des jours) tant que l’or ne bouge pas fortement avant l’échéance. Les niveaux techniques clés de l’an dernier restent importants, avec un support près de 4 700 $ et une résistance notable juste sous 4 900 $. Une cassure nette de ce canal (sortie claire de la zone), probablement déclenchée par des nouvelles des discussions à Genève ou un rapport d’inflation surprise, devrait être le signal d’agir. En attendant, la volatilité implicite (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) des options sur l’or reste relativement basse, rendant ces stratégies moins coûteuses.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets