Demande étrangère de titres américains
Les données TIC (Treasury International Capital, un rapport officiel qui suit les achats et ventes de titres américains par des investisseurs étrangers) ont montré que, sur les douze mois jusqu’à février, les acheteurs étrangers ont accumulé 1 615 milliards de dollars de titres américains à long terme. Cela inclut des obligations et notes du Trésor (dette de l’État américain), des obligations d’entreprises (dette émise par des sociétés), des actions, des obligations d’agences gouvernementales (dette d’organismes liés à l’État) et d’autres instruments à long terme (différents placements financiers de longue durée). La demande étrangère pour les titres américains à long terme devrait diminuer avec le temps si moins de dollars américains circulent à l’étranger. Cela est lié aux efforts pour réduire le déficit commercial américain (quand un pays importe plus qu’il n’exporte), ce qui pourrait limiter le « recyclage » des dollars détenus à l’étranger vers des actifs américains (réinvestir ces dollars dans des titres américains). Les contrats à terme sur les Fed funds (des contrats de marché qui reflètent les attentes sur le taux directeur de la Fed, la banque centrale des États-Unis) indiquent une probabilité de 45% d’une baisse de 25 points de base d’ici la fin de l’année, ce qui ramènerait le taux à 3,25–3,50%. Une baisse de taux d’ici la fin de l’année est aussi présentée comme le scénario de base, conforme aux projections du FOMC (Federal Open Market Committee, l’organe de la Fed qui décide des taux).Écarts de taux et stratégies sur la volatilité
Nous ne nous attendons pas à ce que le dollar américain atteigne de nouveaux sommets cycliques (nouveaux plus hauts sur une phase de marché) dans les prochains mois. Les écarts de taux d’intérêt, avec la Réserve fédérale maintenant ses taux à 5,25–5,50%, continuent de maintenir le DXY dans sa fourchette récente 103,00–107,00. Cette stabilité suggère aux traders d’envisager de vendre la volatilité (une stratégie qui profite d’un marché peu mouvementé) sur les principales paires de devises. De plus, la demande étrangère pour les titres américains à long terme reste forte, ce qui soutient le dollar. Des données TIC récentes ont montré des entrées nettes de capitaux étrangers (plus d’achats que de ventes par des non-résidents) de 51,6 milliards de dollars sur un seul mois plus tôt cette année. Cet intérêt continu pour les actifs américains (placements libellés en dollars, comme actions et obligations) aide la devise. Cependant, nous pensons que l’intérêt étranger pour les titres américains à long terme diminuera avec le temps, comme lors de préoccupations similaires en 2025 sur l’évolution des politiques commerciales. Les efforts pour gérer l’important déficit commercial des États-Unis finiront par réduire les dollars envoyés à l’étranger. Cela réduit ensuite le besoin de réinvestir ces fonds dans des titres américains. Les contrats à terme sur les Fed funds suggèrent maintenant peut-être seulement une ou deux baisses de taux d’ici la fin de l’année, un changement net par rapport aux attentes précédentes. Cela soutient notre opinion d’un marché qui reste dans une fourchette (prix qui oscillent dans des limites). Des stratégies comme la vente de straddles ou de strangles (stratégies d’options qui cherchent à gagner si le prix bouge peu) sur des paires comme EUR/USD peuvent donc être intéressantes. Les traders devraient chercher des situations où la volatilité implicite (la volatilité que le prix des options laisse entendre) est élevée par rapport à la stabilité attendue.
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