Force des résultats en début de saison
Dans la Finance, des résultats sont disponibles pour 34% de la valeur totale du secteur dans le S&P 500 (la « capitalisation boursière », c’est-à-dire la valeur en Bourse des entreprises). Les bénéfices progressent de +18,3% avec des revenus en hausse de +11,5%, et 90% dépassent les estimations de BPA tandis que 80% dépassent les estimations de revenus. Pour l’ensemble du T1, les bénéfices du S&P 500 devraient augmenter de +13,9% avec des revenus en hausse de +9,5%, en combinant les chiffres déjà publiés et les estimations. À comparer avec +14,1% de croissance des bénéfices et +9,1% de hausse des revenus au T4 2025. JPMorgan a publié des bénéfices en hausse de +12,6% avec des revenus en hausse de +10%; le revenu net d’intérêts (les gains sur les intérêts, moins ce que la banque paie sur les dépôts et autres financements) a progressé de +9% et les prêts ont augmenté de +11%. Wells Fargo a publié des bénéfices en hausse de +14,6% avec des revenus en hausse de +6,4%, avec un revenu net d’intérêts en hausse de +5% et des prêts en hausse de +11%. L’industrie Zacks des banques d’investissement/gestionnaires (une catégorie d’entreprises financières) devrait afficher +19,7% de croissance des bénéfices avec des revenus en hausse de +10,5%. Les bénéfices du secteur Finance au T1 sont attendus en hausse de +26,7% avec des revenus en hausse de +9,8%, après +17,3% et +7,4%.Implications pour les secteurs et le marché
La Finance représente 17,2% des bénéfices attendus sur les 12 prochains mois du S&P 500 (« forward 12-month », une projection sur un an). Depuis début mars, les estimations du secteur Énergie ont augmenté, et celles de 8 autres secteurs ont aussi progressé. Les coûts plus élevés de l’énergie sont absorbés par l’économie, avec le pétrole WTI (un prix de référence du pétrole américain) au-dessus de 95$ le baril, en forte hausse depuis le début de l’année. Les dernières données de chômage de mars 2026 montrent un taux stable à 3,6%, ce qui indique que la demande des consommateurs et des entreprises reste solide. Nous avons vu le VIX (indice de volatilité, souvent utilisé comme baromètre de la peur sur les marchés) baisser depuis ses sommets de mars pour revenir autour de 16 au début de cette saison de résultats. Cela suggère que les opérateurs redoutent moins une forte baisse du marché à court terme. Une volatilité plus faible rend des stratégies comme la vente de puts couverts par des liquidités (« cash-secured puts » : vendre une option de vente tout en gardant l’argent nécessaire pour acheter l’action si l’option est exercée) plus intéressantes sur des entreprises solides. Le secteur Finance mène clairement, avec des entreprises comme JPMorgan affichant une forte hausse des prêts et une grande majorité des banques dépassant les attentes de bénéfices. En 2025, la performance du secteur financier était correcte sans être remarquable; cette vigueur peut donc signaler un rattrapage. Des opportunités existent pour des positions haussières (« bullish » : parier sur une hausse) sur des ETF financiers (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions) à mesure que d’autres banques publient. Un signal important est que les analystes relèvent leurs prévisions de bénéfices pour l’ensemble de 2026 dans la plupart des secteurs, malgré la situation géopolitique. Cela indique que les tendances des entreprises sont plus fortes que prévu. Il faut donc être prudent avec de grandes positions à la baisse (« short » : parier sur une baisse), car la dynamique fondamentale reste positive.
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