Les perspectives de croissance baissent
Musalem a abaissé son estimation du PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale de l’économie) de l’année à 1,5 %–2 %, contre 2 %–2,5 % avant la guerre. Il a dit ne pas encore voir d’effets clairs de la guerre sur la consommation (dépenses des ménages). Il a déclaré que la baisse progressive des effets des droits de douane (taxes sur les importations) devrait aider à faire reculer l’inflation. Il a aussi dit que l’inflation du logement (hausse des coûts liés au logement, comme les loyers) évolue dans le bon sens. Il a dit que le taux de chômage pourrait augmenter si la croissance ralentit. Il a précisé qu’il pourrait grimper de quelques dixièmes de point. Avec une inflation sous-jacente toujours élevée — comme l’a montré le rapport sur l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure des prix payés par les ménages) de mars 2026 à +3,1 % sur un an — il faut ajuster les attentes sur les taux d’intérêt. Ces propos suggèrent que la Fed maintiendra les taux inchangés plus longtemps que ce que le marché pensait. Les traders de dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme options ou contrats à terme) devraient donc envisager de réduire les paris sur une baisse des taux cet été et regarder des stratégies qui gagnent quand la Fed reste ferme sur les taux (position « restrictive » : taux plus hauts pour freiner l’inflation).Positionnement sur les options pour des taux élevés plus longtemps
Le choc pétrolier géopolitique — qui a fait passer le Brent (prix de référence du pétrole) de moins de 90 $ le baril fin 2025 à plus de 100 $ ce trimestre — est le principal moteur de cette inflation. Cette situation rend plus utiles les options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds coté en bourse qui suit un panier d’actions) pour se protéger contre de nouvelles hausses et une instabilité des prix. On observe aussi une volatilité plus forte (ampleur des variations de prix), ce qui rend intéressantes des positions qui profitent de plus grandes variations (stratégies « long volatilité »). La prévision de PIB plus faible — autour de 1,7 % selon le dernier modèle de la Fed d’Atlanta (outil de prévision en temps réel) — signale un contexte de stagflation (inflation élevée avec croissance faible). Cela favorise des positions prudentes sur le marché des options, comme acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur des indices sensibles à la conjoncture, par exemple le Russell 2000 (indice d’actions de petites entreprises américaines). L’équilibre est difficile entre inflation persistante et ralentissement économique. Vu l’incertitude, le VIX (indice qui mesure la volatilité attendue du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») est resté élevé, au-dessus de 18 depuis plusieurs semaines. Cette volatilité durable rend risquées les stratégies de vente d’options (encaisser une prime mais subir de grosses pertes si le marché bouge trop), donc il vaut mieux privilégier des transactions à risque limité, comme des spreads de crédit et de débit (combinaisons d’options qui plafonnent à la fois gain et perte). Elles aident à gérer le coût élevé des primes (prix payé pour une option) tout en gardant une idée de direction du marché. Même si l’inflation du logement est dite bien orientée, les données Case-Shiller (indice des prix des logements aux États-Unis) du début d’année ont montré une légère reprise, ce qui rappelle que la baisse sera irrégulière. Il ne faut pas se reposer sur l’amélioration d’un seul élément de l’inflation. Cette situation complexe suggère des opportunités sur des instruments liés aux attentes d’inflation et à la volatilité des taux (variations des taux d’intérêt). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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