L’excédent commercial se réduit avec des importations fortes
L’excédent commercial est tombé à 51,13 milliards de dollars américains contre 90,98 milliards en février. La hausse des importations est liée à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie et des matières premières, en lien avec le conflit en cours au Moyen-Orient. Les importations de semi-conducteurs (puces électroniques) et d’ordinateurs sont restées solides, avec des achats réguliers de cuivre et de fer (minerai de fer). En volumes (quantités importées), les importations de charbon et de produits pétroliers raffinés (carburants déjà transformés, comme l’essence ou le diesel) ont augmenté par rapport à mars de l’an dernier, tandis que les importations de pétrole brut et de GPL (gaz de pétrole liquéfié, un gaz utilisé comme carburant et pour le chauffage) ont reculé, en raison de perturbations d’approvisionnement au Moyen-Orient et d’un déplacement vers des énergies alternatives (sources d’énergie autres que le pétrole et le gaz). Au 1T26 (premier trimestre 2026), les exportations ont augmenté de 14,7% sur un an et les importations de 22,7%. L’excédent commercial cumulé était de 264,33 milliards de dollars au 1T26, contre 271,09 milliards au 1T25 (premier trimestre 2025).Les prix de l’énergie restent un moteur clé du marché
La hausse du coût des importations, due au risque géopolitique (risque lié aux tensions et conflits entre pays) au Moyen-Orient, reste un thème central. Cela se voit directement sur les marchés, avec les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur le pétrole Brent (référence internationale du prix du pétrole) qui se maintiennent au-dessus de 95 dollars le baril sur le dernier mois. Cette pression durable sur les prix suggère que des positions à la hausse (parier sur une hausse des prix) sur les contrats à terme sur le pétrole ou des options d’achat (droit d’acheter à un prix fixé, sans obligation) sur des ETF énergie (fonds cotés en bourse qui suivent un groupe d’actions du secteur de l’énergie) peuvent rester rentables. La demande soutenue en matières premières industrielles comme le cuivre ne doit pas être ignorée. Les achats fermes de la Chine, visibles dans les importations, ont contribué à pousser le prix du cuivre sur le London Metal Exchange (bourse des métaux de Londres) à son plus haut niveau depuis début 2024. Cette demande réelle (achats pour usage concret, pas seulement financier) renforce l’intérêt de conserver des positions acheteuses (parier sur une hausse) sur les contrats à terme des métaux de base (métaux courants comme le cuivre, l’aluminium, le zinc). Cette différence entre exportations faibles et importations fortes crée de l’incertitude pour le marché actions au sens large. Les secteurs tournés vers le marché intérieur, comme la technologie et les matériaux, peuvent être soutenus, tandis que les entreprises dépendantes des exportations peuvent sous-performer, une tendance déjà visible avec la baisse de 4% de l’indice Hang Seng ce mois-ci. Cette divergence rend plus attractives les stratégies qui profitent d’une hausse de la volatilité (fortes variations des prix), comme les straddles acheteurs (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice pour gagner si le marché bouge fortement) sur l’indice FTSE China A50 (indice regroupant de grandes actions chinoises cotées).
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