Perspectives des discussions de paix
Mardi, le président américain Donald Trump a déclaré, dans une interview au New York Post, que les négociations avec l’Iran pourraient reprendre prochainement. L’Iran n’a pas commenté, tandis que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a indiqué que les discussions devraient reprendre cette semaine. Les données de mars sur l’indice des prix à la production (PPI, un indicateur des prix facturés par les usines) ont montré que l’inflation annuelle « sortie d’usine » est montée à 4,0 %, contre 3,4 % en février. C’était inférieur à la prévision du marché de 4,6 %. Le PPI « de base » (core PPI, qui retire les prix des aliments et de l’énergie car ils fluctuent souvent fortement) est resté à 3,8 % sur un an, inchangé par rapport à février. C’était inférieur à l’attendu (4,2 %). Revenir sur la baisse du DXY à 98,00 à la même période l’an dernier, en avril 2025, donne un repère clair pour le marché actuel. La dynamique était une amélioration liée à la paix, avec plus d’appétit pour le risque (les investisseurs achètent davantage d’actifs risqués), combinée à des données d’inflation faibles, ce qui ressemble à la situation actuelle. Alors que l’indice du dollar se maintient juste sous 101,50 après l’apaisement des tensions navales en mer de Chine méridionale la semaine dernière, nous anticipons une pression baissière similaire.Conséquences pour la stratégie de trading
En 2025, la situation avait été renforcée par un PPI plus faible que prévu, ce qui avait réduit la pression sur la Fed (la banque centrale américaine). Nous venons de voir l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure du coût de la vie pour les ménages) de mars 2026 ressortir à 2,9 %, juste en dessous de la prévision de 3,0 %, ce qui marque un deuxième mois consécutif de ralentissement de l’inflation. Par conséquent, les contrats à terme sur le taux de la Fed (Fed funds futures, produits qui reflètent les attentes de taux d’intérêt) n’intègrent plus qu’environ 20 % de probabilité d’une hausse de taux cet été, contre plus de 50 % le mois dernier. Pour les traders, cela crée une occasion de se positionner pour une poursuite de la faiblesse du dollar. On peut envisager d’acheter des options de vente (put options, paris sur une baisse) sur le DXY ou sur des ETF liés (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice), en visant un mouvement vers le niveau psychologique de 100,00, qui sert souvent de support (zone de prix où la baisse peut ralentir) dans les prochaines semaines. Vendre des contrats à terme (futures, engagements standardisés d’achat/vente à une date future) sur le dollar américain contre un panier de monnaies liées aux matières premières (devises dont la valeur dépend souvent des prix des ressources, comme le dollar australien ou canadien) paraît aussi intéressant si l’appétit pour le risque s’améliore. Une leçon importante de l’épisode de cessez-le-feu avec l’Iran en 2025 a été la chute de la volatilité des devises (ampleur des variations de prix). L’indice CVOL de volatilité du dollar du CME (mesure de volatilité calculée par la bourse CME) a reculé de près de 15 % durant la semaine qui a suivi l’annonce des discussions de paix en 2025. Nous observons une baisse similaire de la volatilité aujourd’hui, ce qui rend les stratégies à base d’options (instruments dont le prix dépend du mouvement futur) moins coûteuses qu’il y a un mois. Ce schéma de baisse rapide du dollar après le pic d’une crise géopolitique n’est pas nouveau. Nous avons observé des retours rapides à la normale de la demande de valeur refuge (achats d’actifs jugés plus sûrs) après le choc des prix de l’énergie fin 2022. Toutefois, il faut rester vigilant : toute surprise restrictive de la Fed (hawkish, ton qui suggère des taux plus élevés) ou une nouvelle montée des tensions pourrait inverser rapidement cette tendance.
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