Risques sur l’offre et signaux diplomatiques
Les États-Unis maintiennent un blocus naval (empêcher les navires de passer) sur les exportations de pétrole iranien via le détroit d’Ormuz (passage maritime clé). Téhéran envisagerait un arrêt temporaire des expéditions par cette route. Des données de l’API (American Petroleum Institute, organisme qui publie des estimations des stocks) ont montré que les stocks de pétrole brut aux États-Unis (quantité stockée) ont augmenté de 6,1 millions de barils sur la semaine se terminant le 10 avril. Cela fait suite à une hausse de 3,72 millions de barils la semaine précédente. L’AIE (Agence internationale de l’énergie, organisme qui analyse les marchés de l’énergie) a déclaré que l’offre mondiale de pétrole devrait baisser de 1,5 million de barils par jour cette année. Elle a indiqué que les attaques contre les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient et la fermeture de fait (blocage réel) du détroit d’Ormuz par l’Iran perturbent la production et les exportations, soit environ 1,5 % de la demande mondiale, et annulent les attentes précédentes de hausse de l’offre. Les prix du pétrole baissent car le marché anticipe des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran. La baisse des tensions géopolitiques (tensions entre pays) pousse le WTI vers 87,50 $. Le marché intègre une probabilité plus élevée d’un accord qui remettrait des volumes iraniens sur le marché. La situation reste incertaine: l’espoir diplomatique à court terme s’oppose à une offre déjà tendue. La prévision de l’AIE d’une baisse mondiale de 1,5 million de barils par jour cette année soutient fortement les prix. Cette rareté de l’offre signifie qu’un échec des discussions pourrait provoquer un rebond brutal.Positionnement en options face à des nouvelles instables
Compte tenu de la pression baissière immédiate, on peut envisager d’acheter des options de vente à court terme (put: droit de vendre à un prix fixé, utile si le prix baisse). Cette stratégie profite d’une baisse supplémentaire si les négociations donnent des signes positifs avant l’expiration du cessez-le-feu. Un deuxième cycle réussi pourrait pousser les prix vers le bas des 80 $. La hausse de 6,1 millions de barils des stocks américains renforce, pour l’instant, le scénario de baisse. C’est bien au-dessus des variations hebdomadaires moyennes observées pendant la majeure partie de 2025, ce qui suggère que l’offre américaine dépasse actuellement la demande. Une telle hausse crée un coussin (réserve) et encourage les vendeurs. Il faut toutefois se protéger contre un échec des discussions, car des tentatives similaires ont déjà échoué. Acheter des options d’achat à plus long terme (call: droit d’acheter à un prix fixé), par exemple pour le troisième trimestre, protégerait contre une forte hausse des prix si le blocus sur l’Iran continue. L’histoire montre que la prime de risque géopolitique (surcoût lié au risque politique) peut revenir très vite sur le marché. Ces signaux contradictoires maintiennent probablement une forte volatilité du pétrole (amplitude des variations de prix), comme lors du début de grands conflits au début des années 2020. Cela rend les stratégies liées aux options qui gagnent quand la volatilité implicite retombe (volatilité anticipée intégrée dans les prix des options), comme vendre des strangles ou des straddles hors du prix (positions sur options: straddle = achat/vente simultanés put+call au même prix d’exercice; strangle = put et call à des prix d’exercice différents; « hors du prix » = options qui n’ont pas d’intérêt immédiat), risquées mais potentiellement rémunératrices pour ceux qui pensent qu’une solution approche. Les traders doivent être prêts à des mouvements rapides dans un sens ou dans l’autre selon les titres sur les négociations.
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