Principaux déclencheurs à court terme
Les prochaines données importantes incluent le rapport sur l’emploi en Australie jeudi (consensus : 20 000, c’est-à-dire une estimation moyenne du marché) et le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale de l’économie) du premier trimestre en Chine. Ces publications devraient influencer les mouvements de l’AUD à court terme. Aux États-Unis, le PPI (indice des prix à la production, mesure des prix payés par les entreprises en amont) de mars a augmenté de 0,5 % sur un mois (contre 1,2 % attendu), tandis que le PPI « core » (hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) a progressé de 0,1 %. Le PPI global a atteint 4,0 % sur un an, son plus haut niveau depuis février 2023, avec des prix de l’énergie liés au conflit avec l’Iran. Sur le graphique 15 minutes, l’AUD/USD était à 0,7126 contre une ouverture journalière à 0,7093, avec un Stochastic RSI à 25,35 (indicateur technique combinant RSI et stochastique pour repérer des zones de surachat/survente ; « survente » possible quand il est bas). Sur le graphique journalier, les EMA (moyennes mobiles exponentielles, une moyenne qui donne plus de poids aux prix récents) se situent à 0,6981 (50 jours) et 0,6761 (200 jours), tandis que le Stochastic RSI est à 81,10 (niveau élevé pouvant signaler un marché « suracheté », donc une hausse proche de s’essouffler). En regardant avril de l’an dernier, on a vu une forte hausse de l’AUD/USD qui a finalement échoué autour de 0,7150. Cette hausse avait été portée par un PPI américain plus faible que prévu et par des espoirs de discussions de paix au Moyen-Orient, ce qui a pesé sur le dollar américain. Le fait que des vendeurs défendent souvent la zone 0,7150 est un élément important pour le trading actuel.Contexte macroéconomique et implications de trading
Les inquiétudes autour de la confiance des consommateurs australiens évoquées en 2025 persistent, les ménages ressentant désormais l’effet des hausses de taux de la RBA (Banque de réserve d’Australie, la banque centrale). Le dernier CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation payée par les ménages) trimestriel de l’Australie pour le T1 2026 est ressorti à 3,9 %, au-dessus de l’objectif de la banque centrale, ce qui suggère une politique monétaire (gestion des taux et de la liquidité) toujours restrictive. Des taux élevés peuvent limiter une hausse importante du dollar australien, car cela freine les perspectives de croissance. La Chine reste une influence essentielle mais contrastée. Des données récentes montrent que le PMI manufacturier officiel de mars 2026 (indice des directeurs d’achat ; au-dessus de 50 = légère expansion de l’activité) est à 50,8, signalant une petite progression. Cela soutient les prix des matières premières et, par extension, le dollar australien. Cela donne une raison fondamentale de penser que les replis de l’AUD/USD pourraient attirer des acheteurs. Du côté américain, la situation a changé par rapport au PPI plus faible observé en mars 2025, qui avait alors réduit la pression pour relever les taux. Aujourd’hui, le dernier CPI américain de mars 2026 est à 3,1 %, montrant une inflation qui reste élevée et qui pousse la Fed (Réserve fédérale, banque centrale des États-Unis) à rester prudente et dépendante des données. Cette inflation persistante soutient le dollar américain. Dans ce contexte, il peut être utile d’envisager des stratégies qui profitent d’une hausse tout en se protégeant d’un repli. Le signal de « surachat » (trop de hausse en peu de temps) du stochastique journalier rappelle qu’une hausse peut s’essouffler. Ainsi, acheter des options d’achat (« call », un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’AUD/USD permet de viser une hausse tout en limitant la perte maximale à la prime payée (le coût de l’option). Pour réduire le risque d’un nouveau rejet à des niveaux plus élevés, un « bull call spread » (stratégie consistant à acheter un call et à vendre un autre call à un prix d’exercice plus haut, pour réduire le coût mais plafonner le gain) peut être une approche prudente. Cela baisse le coût initial et vise une hausse modérée, ce qui correspond au mélange actuel de facteurs favorables et de résistance persistante. Pour protéger des positions acheteuses existantes en cas de baisse, acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sous des niveaux de support clés, comme la moyenne mobile à 50 jours près de 0,7010, servirait de couverture (protection) contre un retournement rapide.
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