Prix du pétrole et risques d’inflation
Goolsbee a dit que la Fed surveille les marchés pétroliers et l’effet des prix du carburant sur l’inflation. Il a indiqué que des progrès sur l’inflation sous-jacente (inflation “de base”, qui retire surtout l’énergie et l’alimentation car leurs prix bougent beaucoup) seraient un signe positif même si l’inflation globale (le chiffre total) reste élevée. Il a dit que la Fed vise une inflation de 2%. Il a ajouté que si l’inflation est à 4%, il ne faut pas s’attendre à ce que les taux reviennent à 2%. Il a dit qu’il y a eu de bonnes nouvelles sur l’inflation du logement. Il a expliqué que la Fed ne durcit généralement pas sa politique lors d’un choc d’offre (un problème qui réduit l’offre, par exemple une hausse du pétrole, et fait monter les prix). Il a aussi dit que, jusqu’ici, les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent de l’inflation future) sont restées bien “ancrées”, c’est-à-dire stables. Il a averti que ces anticipations pourraient se déstabiliser si l’essence atteint 5 dollars et reste à ce niveau pendant des mois. Il a aussi déclaré respecter Kevin Warsh et s’attendre à un recentrage sur le mandat légal de la Fed (ses objectifs officiels), et non sur la politique électorale.Conséquences pour la trajectoire des taux
Avec les inquiétudes au Moyen-Orient, le calendrier d’une éventuelle baisse des taux en 2026 est désormais très incertain. Avec le Brent (prix de référence du pétrole en Europe) monté près de 98 dollars le baril début avril, la pression sur l’inflation globale augmente. Il faut envisager que les taux restent inchangés jusqu’à la fin de l’année. Le dernier rapport d’inflation de mars 2026 va dans ce sens, car il montre peu d’amélioration. L’IPC (indice des prix à la consommation, une mesure de l’inflation) global est monté à 3,6%. Plus important, l’inflation sous-jacente est restée élevée à 3,7%, signe que les pressions de fond ne diminuent pas. Sans progrès rapide sur l’inflation sous-jacente, tout espoir de baisse des taux devra être repoussé. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), miser sur une baisse simple des taux devient plus risqué. L’attention devrait se déplacer vers des stratégies qui profitent de taux durablement élevés ou d’une volatilité (mouvements rapides et importants des prix) plus forte sur le marché obligataire (marché de la dette). Des options (contrats qui donnent un droit d’acheter ou de vendre plus tard) sur des contrats à terme SOFR (contrats basés sur le taux SOFR, un taux de référence américain) qui protègent contre un scénario “plus haut plus longtemps” deviennent plus adaptées. On a déjà vu cela, notamment avec les chiffres d’inflation élevés tout au long de 2025. Le marché a souvent dû repousser ses attentes de baisse des taux quand l’amélioration s’arrêtait. Cette expérience montre qu’il ne faut pas sous-estimer la volonté de ramener l’inflation vers 2%, même si cela prend plus de temps. Le principal risque est une perte d’ancrage des anticipations d’inflation. Si le pétrole pousse l’essence vers 5 dollars le gallon (environ 3,8 litres) et que ce niveau dure des mois, la stratégie de la Fed pourrait changer. Dans ce cas, le débat pourrait passer de “quand baisser les taux” à “faut-il les remonter”. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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