Appétit pour le risque et baisse du dollar
La paire a gagné plus de 350 pips (unité standard de variation du taux de change, souvent le 4e chiffre après la virgule) depuis un plus bas début avril près de 1,3160, effaçant environ la moitié de la baisse depuis le plus haut de l’année proche de 1,3870. Ces mouvements ont suivi les changements de l’appétit pour le risque et un affaiblissement général du dollar américain. Une annonce américaine sur un blocus (action d’empêcher le passage) du détroit d’Ormuz après l’échec de discussions le week-end au Pakistan a pesé sur la livre sterling en début de semaine. Le blocus a commencé à 10h00 (heure de la côte est des États-Unis) lundi et visait à arrêter les navires battant pavillon iranien (navires enregistrés en Iran) et d’autres navires quittant des ports iraniens. Selon des informations, l’Iran pourrait envisager d’abandonner l’enrichissement de l’uranium (procédé qui augmente la proportion d’un type d’uranium, utilisé notamment dans le nucléaire) et de stopper son programme nucléaire. Lundi, GBP/USD était coté à 1,3457. On voit comment une humeur « risk-on » (les investisseurs acceptent davantage le risque), portée par l’espoir d’un cessez-le-feu États-Unis–Iran (arrêt des combats), a poussé la livre au-dessus de 1,3500 à cette période en 2025. Cela montre à quelle vitesse le sentiment peut changer et affaiblir le dollar américain, un schéma que les traders (personnes qui achètent et vendent sur les marchés) devraient surveiller. Cette forte volatilité (variations rapides et importantes des prix) liée aux titres géopolitiques (nouvelles sur les relations entre pays) est une leçon importante tirée du marché de l’an dernier.Divergence de politique et implications de trading
Cependant, aujourd’hui (14 avril 2026), la situation dépend plus de la politique économique que des événements géopolitiques précis de l’an dernier. L’inflation américaine persistante (hausse générale des prix), restée au-dessus de 3%, pousse la Réserve fédérale (Federal Reserve, banque centrale des États-Unis) à indiquer moins de baisses de taux d’intérêt (le coût d’emprunt) que prévu. Cela contraste avec la Banque d’Angleterre, désormais attendue sur des baisses de taux plus rapides pour soutenir une économie britannique lente, ce qui crée un frein pour la livre. Cette divergence de politique suggère que les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une monnaie) peuvent envisager des stratégies pour se protéger d’une baisse de la livre face au dollar. Acheter des options de vente (« put options », droit de vendre à un prix fixé avant une date) sur GBP/USD peut être une manière simple de se positionner pour un dollar plus fort si la Fed reste « hawkish » (position stricte contre l’inflation, donc taux plus hauts plus longtemps). La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, calculée à partir des prix des options) sur un mois tourne autour de 6,8%, ce qui reste modéré et rend l’achat d’options relativement abordable comme protection contre une baisse. En se rappelant la vitesse des changements sur les titres en 2025, se préparer à une surprise reste une approche valable. Un straddle long (stratégie d’options consistant à acheter une option d’achat et une option de vente en même temps) gagnerait si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre. Cette stratégie peut fonctionner si les prochaines données d’inflation ou les déclarations des banques centrales (messages officiels sur la politique monétaire) aux États-Unis ou au Royaume-Uni s’écartent fortement des attentes actuelles.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets