Après l’échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran, le NZD/USD recule vers 0,5830 alors que le pétrole grimpe, soutenant les faucons de la Fed

by VT Markets
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Apr 13, 2026
Le NZD/USD a baissé en début de semaine, autour de 0,5830 lundi, en recul de 0,15 %, après l’échec des discussions États-Unis–Iran ce week-end. Les échanges ont duré près de 21 heures et ont été facilités par le Pakistan (un pays tiers qui aide les deux parties à discuter), mais se sont terminés sans avancée. Le vice-président américain JD Vance a déclaré que les États-Unis avaient présenté une « offre finale et non négociable » (la dernière proposition), qu’Iran a rejetée. Le président américain Donald Trump a indiqué que la marine américaine pourrait commencer à bloquer le détroit d’Ormuz (un passage maritime stratégique pour le pétrole), ce qui mettrait en danger une trêve de deux semaines (une pause temporaire des hostilités).

Appétit pour le risque et demande de dollar

La hausse des tensions a réduit l’appétit pour le risque (volonté d’investir dans des actifs risqués) et accru la demande pour des valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs), ce qui a soutenu le dollar américain et pesé sur le NZD/USD. La hausse du prix du pétrole a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et renforcé l’idée que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) pourrait garder une politique restrictive plus longtemps (taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation), avec des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations d’État américaines) également en hausse. TD Securities a indiqué que la trajectoire de la Fed dépend de l’évolution en Iran, des dernières données d’inflation et des prochains indicateurs d’activité (statistiques sur la croissance, l’emploi, la consommation). La banque s’attend à ce que la Fed laisse les taux inchangés jusqu’en septembre, le temps d’évaluer l’effet de l’énergie et des risques géopolitiques (risques liés aux relations et conflits entre pays). En Nouvelle-Zélande, la gouverneure de la RBNZ Anna Breman a déclaré que la croissance pourrait être plus forte cette année si le conflit au Moyen-Orient se termine vite. Elle a ajouté que les baisses de taux passées soutiennent encore l’économie, mais que les ruptures d’approvisionnement (difficultés à obtenir des biens/énergie) et la durée du conflit restent incertaines. Le Wall Street Journal a rapporté que les pays de la région cherchent à relancer les discussions d’ici quelques jours, ce qui a limité la hausse du dollar et aidé le NZD/USD à remonter depuis ses plus bas de la séance.

Stratégie et points à surveiller sur la volatilité

Avec la rupture des négociations, le scénario immédiat pour le NZD/USD semble orienté vers une baisse. Nous pensons que les traders devraient envisager d’acheter des options de vente (« put » : un contrat qui prend de la valeur si le prix baisse) sur le NZD/USD, avec des échéances en mai ou juin 2026 (date de fin du contrat). Cette stratégie permet de profiter d’une baisse éventuelle tout en limitant le risque à la prime payée (le coût de l’option), ce qui est adapté à un environnement géopolitique instable. Le marché intègre clairement cette incertitude : la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) des options NZD/USD à un mois a bondi au-dessus de 15 %, un niveau inédit depuis les tensions bancaires de 2025. Cette volatilité élevée indique un risque de mouvements rapides, ce qui rend les stratégies avec risque limité via options plus adaptées que la vente directe de contrats à terme (« futures » : contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard). Pour une vision moins négative, un spread de puts baissier (acheter un put et vendre un autre put à un niveau différent pour réduire le coût) peut diminuer le coût d’entrée. La hausse du pétrole soutient le dollar, car elle renforce l’idée que la Fed restera en pause (ne baissera pas les taux). Avec les contrats à terme sur le pétrole WTI (référence du pétrole américain) au-dessus de 95 $ le baril, un plus haut depuis octobre dernier, la crainte d’une inflation durable devrait maintenir les rendements américains élevés. L’écart de taux (différence de rémunération des taux) entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande continuera donc de peser sur la paire. Il faut toutefois rester attentif à un possible retournement rapide : des informations sur une reprise des efforts diplomatiques pourraient faire disparaître vite cette prime de risque (surplus de hausse/baisse lié au risque). On a observé un schéma similaire lors des tensions au Moyen-Orient fin 2025, où des baisses fortes se sont inversées dès le moindre signe d’apaisement. Ce risque de rebond brutal rend les positions vendeuses directes particulièrement risquées. Côté positionnement, les données de la CFTC (régulateur américain qui publie des statistiques sur les positions de marché) de la semaine dernière montrent que les grands spéculateurs détenaient déjà d’importantes positions vendeuses sur le dollar néo-zélandais (« kiwi » : surnom du NZD). Une cassure nette sous le niveau psychologique de 0,5800 (seuil rond surveillé par le marché) pourrait déclencher une vague d’ordres stop-loss (ordres de protection qui ferment automatiquement une position) et accélérer la baisse. Nous surveillerons donc de près ce niveau dans les prochains jours.

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