Risque au Moyen-Orient et prix du pétrole
L’attention est restée sur le Moyen-Orient après des signes possibles d’apaisement, même sans réouverture complète du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole). Cela a réduit les craintes d’une rupture d’approvisionnement (baisse soudaine des livraisons) et a aidé à stabiliser les actifs risqués (placements dont le prix bouge beaucoup, comme les actions) après plusieurs séances de baisse. Les traders (intervenants de marché qui achètent et vendent rapidement) ont aussi pris en compte l’idée que l’inflation reste sous contrôle et que de nouvelles hausses de taux ne sont pas nécessaires bientôt. Les baisses récentes avaient laissé les grands indices proches de niveaux de correction (baisse d’environ 10% par rapport à un sommet), ce qui a soutenu un rebond technique (rebond lié aux graphiques et au positionnement, pas forcément aux fondamentaux économiques). Au mardi 31 mars 2026, le S&P 500 était à 6 343,72, en baisse de 0,4%, et le Nasdaq Composite à 20 794,64, en baisse de 0,7%. Le Dow Jones Industrial Average était à 45 216,14, en hausse de 0,1%, tandis que le Russell 2000 était à 2 414,01, en baisse de 1,5%. Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Meta, Alphabet et Tesla ont pesé sur le S&P 500 et le Nasdaq, car des taux plus élevés affectaient la valorisation des valeurs de croissance (actions dont le prix dépend surtout de la croissance future). La volatilité (ampleur des mouvements de prix) est restée élevée, avec un focus sur la confiance des consommateurs et les données du marché du travail.Positionnement et gestion du risque
Vu le rebond fragile des contrats à terme sur actions, il faut voir cela comme un soulagement de court terme, pas comme une nouvelle tendance haussière. Le moteur principal est la forte baisse des contrats à terme sur le pétrole WTI (référence du pétrole américain; un contrat à terme est un accord d’achat/vente à une date future), qui a chuté de plus de 4% pendant la nuit sous 95$ le baril, ce qui a réduit temporairement les craintes d’inflation. Mais l’indice VIX (indice de volatilité basé sur les options du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») reste au-dessus de 21, donc le marché reste nerveux et peut se retourner vite au moindre titre négatif. Le facteur derrière la baisse du pétrole semble être un ton géopolitique plus calme, ce qui rappelle des alertes similaires sur les chaînes d’approvisionnement (transport et livraison de biens) en 2024 lors des perturbations en mer Rouge. Même si des informations sur la poursuite du transport maritime au Moyen-Orient sont positives, les tensions peuvent monter sans prévenir. Garder des positions longues (parier sur la hausse) sans protection est donc très risqué, car le pétrole réagit fortement aux gros titres en ce moment. Le dernier rapport de l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure officielle des prix payés par les ménages) pour février 2026 montre une inflation à 2,9%, un niveau gérable. La pression pour des hausses de taux rapides a donc diminué. Cela a aidé un rebond technique du S&P 500 après un recul d’environ 9% par rapport à ses sommets plus tôt dans l’année. Mais ce rebond ressemble surtout à une réaction à un marché survendu (prix tombés trop vite), pas à un vrai changement de confiance. La faiblesse des « Magnificent Seven » (groupe de sept très grandes entreprises technologiques) reste un problème majeur et limite le marché dans son ensemble. Sur le dernier mois, le Nasdaq 100 a perdu près de 5%, tiré vers le bas par ses plus grosses valeurs, tandis que la sous-performance du Russell 2000 montre une nette baisse de l’appétit pour le risque. Tant que la hausse ne s’étend pas au-delà de quelques secteurs défensifs (secteurs plus stables), les rebonds larges seront probablement vendus. Pour les prochaines semaines, il faut utiliser cette hausse pour ajouter une protection contre la baisse (couverture) ou construire des trades (stratégies) qui profitent d’une volatilité élevée. Vendre des options d’achat (call: contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) contre des actions technologiques géantes qui ont trop monté sur ce rebond peut générer un revenu, car leur potentiel de hausse semble limité. Il peut aussi être utile d’acheter des options de vente de protection (put: contrat qui donne le droit de vendre à un prix fixé) sur le Russell 2000 (IWM, ETF: fonds coté en bourse qui suit un indice) pour se couvrir contre un ralentissement économique, car les petites valeurs restent les plus vulnérables. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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