Perspectives de politique en période inhabituelle
Il a déclaré que les droits de douane (taxes sur les importations) et la guerre avec l’Iran devraient faire monter l’inflation globale (l’inflation totale, incluant énergie et alimentation) à court terme. Il a dit qu’une guerre peut à la fois augmenter l’inflation et freiner la croissance, et que l’incertitude sur l’évolution de l’inflation est élevée. Il a dit qu’il n’y avait pas de signes d’effets d’inflation de « second tour » (quand une hausse initiale des prix entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix). Il a dit que les anticipations d’inflation (ce que ménages et marchés pensent de l’inflation future) restent cohérentes avec une inflation à 2%. Il prévoit que l’inflation finira cette année à 2,75% et reviendra à 2% en 2027. Il prévoit une croissance du PIB américain (la production totale de l’économie) de 2,5% cette année, soutenue par plusieurs facteurs. Il prévoit que le taux de chômage baissera légèrement cette année et l’an prochain. Il a aussi dit qu’un faible rythme d’embauche (peu de nouvelles embauches) pourrait alimenter le pessimisme économique.Risque de trading et positionnement sur la volatilité
On se souvient de l’incertitude en 2025, avec les craintes que les droits de douane et le conflit en Iran fassent monter l’inflation. L’économie s’est montrée plus solide que beaucoup ne l’attendaient et a traversé ces situations inhabituelles. Fin mars 2026, on gère encore les effets persistants de ces événements sur les prix et la politique de la banque centrale. L’indice des prix à la consommation (CPI, une mesure des prix payés par les ménages) pour février 2026 est ressorti à 3,1%, ce qui montre que la lutte contre l’inflation n’est pas terminée. Cette résistance empêche la Réserve fédérale (la banque centrale des États‑Unis, souvent appelée la Fed) d’indiquer des baisses de taux (réductions des taux d’intérêt), malgré les espoirs plus tôt cette année. Cela confirme l’idée de l’an dernier : le retour à 2% d’inflation ne sera pas simple et pourrait prendre jusqu’en 2027. Vu l’incertitude sur l’évolution de l’inflation, les traders (personnes qui achètent et vendent des actifs à court terme) peuvent envisager d’acheter de la volatilité (parier sur de fortes variations des prix). L’indice de volatilité du CBOE (VIX, indicateur de la nervosité du marché boursier américain) se maintient autour de 17, un niveau élevé, ce qui suggère que le marché anticipe des secousses possibles. Utiliser des options d’achat sur le VIX (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou des straddles sur de grands indices (stratégie combinant une option d’achat et une option de vente au même prix et à la même échéance) peut servir de protection contre un discours plus dur que prévu de la Fed (un ton « faucon », favorable à des taux plus élevés). La politique de la Fed reste flexible, ce qui signifie qu’elle peut maintenir les taux ou agir si nécessaire. Les traders peuvent regarder les options sur les contrats à terme SOFR (produits liés au taux SOFR, un taux de référence basé sur les prêts garantis au jour le jour) pour se positionner sur le moment et le sens du prochain mouvement de taux. Les prix actuels suggèrent un marché hésitant : la prochaine décision pourrait être une baisse, ou même une hausse plus tard cette année. Le marché du travail continue d’envoyer les mêmes signaux contradictoires qu’en 2025. Le dernier rapport sur l’emploi non agricole (nonfarm payrolls, comptage mensuel des emplois hors agriculture) a montré 250 000 emplois créés, mais la croissance des salaires (rythme d’augmentation des rémunérations) a enfin commencé à ralentir. Ce tiraillement oblige la Fed à dépendre des données (décider surtout selon les indicateurs) et ajoute de l’incertitude pour les actifs sensibles aux taux (actions et obligations qui réagissent fortement aux variations de taux). L’inflation globale subit encore les effets des perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés de transport et de production) causées par les droits de douane de 2025. Les stratégies via produits dérivés sur les matières premières (contrats financiers liés à des biens comme le pétrole) restent pertinentes, surtout sur les métaux industriels et le pétrole, car les tensions géopolitiques peuvent revenir vite. Les options sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds cotés en bourse qui suivent des actions d’entreprises de l’énergie) offrent une manière directe de se positionner face à un retour de pressions inflationnistes.
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