Signaux de la BoJ et attentes de politique
Un « Summary of Opinions » (résumé des avis) de la réunion de mars de la BoJ indique que plusieurs responsables s’attendent encore à un durcissement prochain (politique plus stricte, par exemple des taux plus élevés). Un membre a soutenu de nouvelles hausses de taux si les prévisions de croissance et de prix sont respectées, tandis qu’un autre a dit que le calendrier dépendra du Moyen‑Orient ainsi que des salaires, de l’inflation (hausse générale des prix) et des conditions financières (facilité ou difficulté à emprunter/financer). En Europe, François Villeroy de Galhau, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré que les responsables pourraient réagir si une inflation tirée par l’énergie se propage à d’autres prix. Il a dit qu’un choc énergétique lié à une guerre avec l’Iran pourrait faire monter l’inflation à court terme, tandis que la BCE ne peut pas empêcher la première hausse. Les marchés attendent plus tard lundi les chiffres préliminaires de l’inflation allemande de mars, dont le HICP et le CPI. Le HICP (indice des prix harmonisé) est une mesure comparable entre pays européens. Le CPI (indice des prix à la consommation) est une mesure nationale de l’inflation. Ces données peuvent modifier les attentes sur les prochaines décisions de la BCE. On observe un schéma déjà vu sur EUR/JPY, qui s’échange maintenant près de 188,50. En revenant à la même période en 2025, la Banque du Japon devenait préoccupée alors que la paire évoluait autour de 184,00. Les avertissements verbaux du gouverneur Ueda l’an dernier ont peu freiné la baisse du yen sur la durée.Volatilité et implications de positionnement
La différence majeure aujourd’hui est la pression intérieure liée à l’inflation, restée durablement au‑dessus de l’objectif de 2,5% ces derniers trimestres. Cela rend plus crédibles les menaces d’intervention sur la monnaie (action directe sur le marché des changes pour influencer le taux de change) qu’en 2025. On se souvient que le ministère des Finances a dépensé plus de 9 000 milliards de yens pour intervenir fin 2022, montrant sa volonté d’agir fortement quand certains niveaux sont dépassés. Cette tension entre une BoJ « hawkish » (plus stricte, donc plutôt favorable à des taux plus élevés) et un yen durablement faible augmente la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché) sur le marché des options. Les options sont des contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé. Les traders devraient envisager des approches qui profitent d’un mouvement brusque plutôt que d’une hausse lente. Le risque d’une baisse rapide de 3–4 « figures » sur EUR/JPY est nettement plus élevé qu’il y a un an. (Une « figure » correspond généralement à un mouvement d’environ 1,00 sur une paire comme EUR/JPY, par exemple de 188,50 à 187,50.) De l’autre côté de la paire, la Banque centrale européenne a peu de marge de manœuvre (peu de possibilités d’agir). Même si le choc énergétique lié au conflit avec l’Iran l’an dernier s’est atténué, les dernières données d’inflation allemandes de mars 2026 sont sorties plus élevées que prévu, à 2,7%. Cela complique l’idée d’une baisse des taux, ce qui soutient l’euro. Comme EUR/JPY se négocie à des plus hauts de plusieurs décennies, acheter des options de vente « hors de la monnaie » (options moins chères, dont le prix d’exercice est en dessous du prix actuel) sur la paire offre une manière peu coûteuse, à risque limité (perte maximale connue à l’avance, souvent la prime payée) de se positionner pour une correction. Par exemple, des options de vente hebdomadaires ou mensuelles avec un prix d’exercice autour de 185,00 pourraient offrir un gain important si la BoJ agit enfin. Le coût de ces options peut servir d’assurance contre un retournement brutal. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
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