Facteurs de marché
Des rendements américains (le taux d’intérêt payé par les obligations d’État) plus élevés ont aussi soutenu le Dollar, avec l’obligation du Trésor à 10 ans (dette américaine à 10 ans) près de 4,45 %. Les inquiétudes sur l’énergie ont renforcé les craintes d’inflation (hausse générale des prix). Les données américaines ont été contrastées : l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a reculé à 53,3 en mars contre 55,5. Les anticipations d’inflation à un an (ce que les ménages pensent que les prix feront sur un an) sont montées à 3,8 %. Les responsables de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) sont restés prudents sur les risques d’inflation et la politique monétaire (gestion des taux d’intérêt et de la monnaie). Ils ont évoqué l’impact possible d’un choc des prix de l’énergie (hausse brusque du pétrole/gaz) sur les anticipations d’inflation. En Nouvelle-Zélande, l’indice ANZ–Roy Morgan de confiance des consommateurs a chuté à 91,3 en mars contre 100,1 en février. Cette baisse a pesé sur le Dollar néo-zélandais.Points à surveiller pour le trading
La gouverneure de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays), Anna Breman, a indiqué que la banque pourrait ignorer une inflation temporaire liée à l’énergie. Elle a aussi dit que les taux pourraient monter si les anticipations d’inflation se déstabilisent (si le public ne croit plus que l’inflation restera sous contrôle). On retrouve un schéma connu sur le NZD/USD : la paire teste des niveaux plus bas alors que les tensions géopolitiques montent, cette fois en mer de Chine méridionale. Cela rappelle 2025, quand des conflits au Moyen-Orient avaient poussé les investisseurs vers des actifs jugés plus sûrs. Le Dollar américain est de nouveau le principal gagnant de ce mouvement vers la sécurité (sortie des actifs risqués). La force du Dollar est soutenue par des rendements du Trésor élevés, avec le 10 ans autour de 4,35 %. Des données récentes montrent une économie robuste : l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) est sorti plus haut que prévu à 0,4 % sur un mois, ce qui a éclipsé un chiffre un peu plus faible des créations d’emplois hors agriculture (Non-Farm Payrolls, emplois mensuels aux États-Unis hors secteur agricole) à 175 000. Cela renforce l’idée que la Réserve fédérale retardera d’éventuelles baisses de taux, ce qui soutient le dollar. En Nouvelle-Zélande, la situation intérieure se dégrade, comme le montre l’indice ANZ–Roy Morgan de confiance des consommateurs tombé à 88,5. Cette faiblesse complique la tâche de la RBNZ, qui maintient son taux directeur (Official Cash Rate, principal taux d’intérêt) à 5,50 %. Le marché écarte désormais des baisses de taux en 2026, car la RBNZ doit lutter contre une inflation importée (hausse des prix venant de l’étranger) due à une monnaie plus faible. Étant donné la vue baissière sur le NZD/USD, les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (put, contrat qui gagne si le prix baisse) pour viser une nouvelle baisse tout en limitant la perte maximale. Vendre des options d’achat (call, contrat qui gagne si le prix monte) ou mettre en place un « bear call spread » (stratégie avec deux calls pour gagner une prime si le prix ne monte pas) peut aussi être envisagé pour toucher une prime (revenu encaissé à la vente d’options), en pariant que la paire ne montera pas beaucoup dans les prochaines semaines. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) est montée à 9,2 % pour les options à un mois, ce qui signifie que les vendeurs d’options sont mieux payés pour le risque. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader maintenant.
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