Les ventes étrangères s’arrêtent presque
On observe un changement important du comportement des investisseurs étrangers : les ventes massives d’actions japonaises ont presque cessé. Le flux est passé d’une sortie nette (plus d’argent qui sort du marché que d’argent qui y entre) de plus de ¥1,7 billion à un niveau presque stable. Cela indique que la forte pression à la baisse (pression qui pousse les cours à baisser) se calme. C’est le ralentissement des ventes le plus brutal observé depuis plus d’un an. Ce changement intervient alors que le Nikkei 225 (principal indice boursier japonais, qui regroupe de grandes entreprises cotées) est retombé vers 39 500 après avoir touché des records plus tôt dans l’année. À ce niveau « technique » (niveau de prix que beaucoup de traders surveillent sur les graphiques), le fait que les vendeurs se fatiguent suggère qu’un point bas pourrait se former pour l’indice. Nous pensons que cela peut limiter la baisse du marché à court terme. Le changement de sentiment est soutenu par des données économiques récentes et par les messages de la banque centrale. La réunion de la Banque du Japon (banque centrale du pays) la semaine dernière a signalé une pause après la « normalisation » de la politique (retour progressif vers des règles monétaires plus classiques) observée jusqu’à fin 2025, ce qui a réduit la crainte d’un « resserrement » agressif (hausse des taux et conditions de crédit plus strictes). Avec l’inflation de base de février (inflation hors éléments très instables comme l’énergie et certains aliments) restée à 2,1%, les investisseurs voient moins de raisons de fuir les actions japonaises. Au quatrième trimestre 2025, le principal moteur des sorties était la peur de hausses rapides des taux d’intérêt, qui auraient pu réduire les profits des entreprises. Ces nouvelles données suggèrent que le marché a déjà intégré l’essentiel de ces craintes dans les prix (les cours reflètent déjà ce risque). La panique s’est calmée, ce qui crée un contexte plus stable pour intervenir. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un indice), cela signifie qu’on peut envisager de passer d’une position baissière ou neutre à une position prudemment haussière. On peut par exemple acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur le Nikkei 225 pour avril, ou vendre des « spreads » de puts en dehors de la monnaie (put : droit de vendre ; « hors de la monnaie » signifie que le prix d’exercice est loin du prix actuel). Cela peut profiter d’un possible rebond. La forte baisse des ventes retire un frein important pour le marché à l’approche du deuxième trimestre.Conséquences pour le trading au T2
De plus, la volatilité (ampleur des variations de prix) devrait diminuer par rapport aux niveaux élevés vus pendant la vague de ventes. Le Nikkei Volatility Index (indice qui mesure la volatilité attendue du Nikkei) — récemment au-dessus de 20 — montre des signes de baisse. Cela rend plus intéressantes les stratégies qui profitent d’une volatilité en baisse, comme la vente de straddles (vente simultanée d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge peu), pour ceux qui anticipent une stabilisation ou une hausse progressive. Ce changement a aussi des effets sur le marché des devises, surtout le yen. Moins de ventes étrangères d’actions japonaises signifie moins de yen vendus pour être convertis en devises étrangères, ce qui soutient le JPY (yen japonais). On pourrait voir la paire USD/JPY (taux de change dollar américain contre yen) redescendre depuis ses récents sommets proches de 155, ce qui rend possibles des stratégies sur options qui misent sur un yen plus fort. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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