L’inflation au Royaume-Uni reste élevée
L’inflation au Royaume-Uni est restée à 3% sur un an en février, comme en janvier, conforme aux prévisions. L’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) est montée à 3,2% sur un an. Ces deux mesures restent au-dessus de l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni). La Banque d’Angleterre prévoyait une inflation à 2% d’ici avril, mais a relevé la semaine dernière sa prévision à 3,5% vers le milieu de 2026. Une enquête Citi a montré que les anticipations d’inflation (ce que les personnes interrogées pensent que l’inflation deviendra) ont grimpé de 3,3% à 5,4%, la plus forte hausse depuis plus de 20 ans. Les rendements obligataires (taux d’intérêt offerts par les obligations) ont augmenté sur deux jours, car les marchés ont moins parié sur des baisses de taux en 2026. Les marchés monétaires (marchés de court terme où l’on anticipe les taux) intégraient 46 points de base d’augmentations de la BoE (un point de base = 0,01%), tandis que la Fed était estimée à 4 points de base de hausse et aucune baisse. Sur le plan technique (analyse basée sur les graphiques), GBP/USD est restée sous des moyennes mobiles (moyennes des prix sur une période, utilisées pour repérer la tendance) proches de 1,3500, avec une résistance (niveau qui bloque souvent la hausse) toujours en place à 1,3869. Le support (niveau qui freine souvent la baisse) se situait juste sous 1,3350, avec des objectifs de baisse à 1,3300 et 1,3220.Volatilité et implications pour la stratégie
L’escalade du conflit au Moyen-Orient renforce l’aversion au risque (quand les investisseurs évitent les actifs risqués), ce qui favorise souvent le dollar américain comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress). Cette tension géopolitique (tensions entre pays) devrait augmenter la volatilité (ampleur et rapidité des variations de prix). L’indice VIX (indicateur de stress des marchés, souvent appelé “indice de la peur”) a progressé de plus de 15% la semaine dernière. Les traders devraient s’attendre à des mouvements brusques dictés par les nouvelles et envisager des stratégies qui profitent de variations de prix plus fortes. Une inflation britannique persistante à 3% complique la trajectoire de la Banque d’Angleterre, sans soutenir la livre. Avec des anticipations d’inflation à 5,4% (plus haut depuis plus de 20 ans), l’attention se porte sur l’instabilité économique plutôt que sur des hausses de taux qui aideraient la monnaie. Pendant ce temps, le rendement des bons du Trésor américain à 2 ans (taux sur une dette américaine à court terme) reste solide à 5,1%, ce qui rend le dollar plus attractif que les actifs libellés en livres (actifs dont le prix et les revenus sont en livre sterling). Techniquement, GBP/USD subit une forte pression sous la résistance de 1,3500. L’attention immédiate porte sur le support de la ligne de tendance haussière (ligne sur le graphique reliant des points bas en hausse) juste sous 1,3350, un niveau qui a tenu depuis le début de l’année. Une cassure nette sous ce support, comme lors de la phase “risk-off” (période de fuite du risque) de fin 2025, pourrait accélérer la baisse vers la zone de 1,3220. Dans ce contexte, des stratégies d’options baissières (de produits dérivés donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) sur GBP/USD semblent adaptées. Acheter des options de vente (“put”, droit de vendre) avec des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) sous 1,3350 pourrait permettre de profiter d’une cassure dans les prochaines semaines. En parallèle, la forte résistance vers 1,3500 rend pertinente la vente d’un “call spread” (stratégie avec options d’achat : vendre une option d’achat et en acheter une autre à un niveau plus haut pour limiter le risque) avec des prix d’exercice au-dessus de ce niveau, afin de tirer parti d’un potentiel de hausse limité.
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