Le conflit au Moyen-Orient augmente la demande de valeur refuge
Un responsable israélien a indiqué qu’il était peu probable que l’Iran accepte les exigences des États‑Unis lors de nouvelles discussions. Les négociations auraient échoué le 28 février, en même temps que le début de l’action militaire américano-israélienne contre l’Iran. L’économiste en chef de la Banque de réserve de Nouvelle‑Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays), Paul Conway, a déclaré qu’il reste une marge de faiblesse dans l’économie (des capacités inutilisées, comme une demande trop faible). Il a expliqué que cela influencera la force avec laquelle la politique monétaire (décisions sur les taux d’intérêt et autres mesures) réagira aux pressions inflationnistes (hausse générale des prix) liées à des prix du pétrole plus élevés. Fitch Ratings (agence qui évalue le risque de non-remboursement d’un pays) a vendredi abaissé la perspective (direction probable à moyen terme) de la note de la Nouvelle‑Zélande pour sa dette à long terme en devises (dettes libellées en monnaie étrangère) à négative, contre stable. L’agence a aussi confirmé la note à « AA+ » (niveau élevé de qualité de crédit), en citant les risques liés à la guerre avec l’Iran et la dépendance de la Nouvelle‑Zélande aux importations d’énergie. On observe une forte pression baissière sur le NZD/USD, et les traders devraient se préparer à une poursuite de la baisse. Le conflit en cours au Moyen‑Orient crée un mouvement classique de recherche de sécurité qui favorise le dollar américain. Acheter des options de vente (puts, contrats qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur NZD/USD semble être la stratégie la plus directe pour en profiter.Perspective de stratégie pour les puts NZD/USD
Cet environnement de marché ressemble beaucoup à celui du premier semestre 2022 après le début du conflit en Ukraine, qui avait fait passer l’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes monnaies) de 96 à plus de 105 en quelques mois. Avec des indicateurs de volatilité (mesures des variations attendues des marchés) comme le VIX désormais au‑dessus de 25 — un niveau rarement maintenu depuis 2023 — la peur pousse clairement les capitaux vers le dollar. Les efforts diplomatiques impliquant le vice‑président JD Vance sont une variable clé, mais tout échec de ces discussions accélérerait probablement les achats de dollars. De l’autre côté, le dollar néo‑zélandais souffre aussi de problèmes internes. La mention de « marge de faiblesse persistante » par la RBNZ suggère qu’elle réagira plus lentement à une inflation liée au pétrole que d’autres banques centrales, ce qui réduit l’attrait du « rendement » du Kiwi (la monnaie néo‑zélandaise, appréciée quand les taux d’intérêt offrent un meilleur gain). Cette position accommodante (dite « dovish », qui privilégie des taux bas) est renforcée par la baisse de perspective de Fitch la semaine dernière, ce qui peut décourager l’investissement étranger. La guerre commencée le 28 février 2026 a poussé le prix du pétrole Brent (référence internationale du pétrole) au‑delà de 110 $ le baril, ce qui met une forte pression sur les pays importateurs d’énergie comme la Nouvelle‑Zélande. On a vu l’an dernier, en 2025, le déficit du compte courant (écart entre ce que le pays gagne et dépense avec l’étranger) s’élargir à 7,8 % du PIB (produit intérieur brut, taille de l’économie), un niveau historiquement élevé, rendant la monnaie plus fragile lors des chocs mondiaux. Cette faiblesse fondamentale renforce le scénario de baisse du NZD. Compte tenu de ces éléments, on peut envisager d’acheter des options de vente avec des échéances fin avril et mai 2026. Cela laisse du temps pour que la situation géopolitique évolue tout en profitant de la dynamique baissière actuelle. Un objectif initial raisonnable pour la paire serait les plus bas de fin 2022, autour de 0,5600. Dans les prochaines semaines, il faudra suivre de près toute nouvelle sur les négociations États‑Unis–Iran, car un accord surprise de cessez‑le‑feu est le principal risque pour cette position baissière. Nous surveillerons aussi les données hebdomadaires sur les stocks de pétrole (quantités de pétrole stockées, qui influencent souvent les prix) et toute prise de parole prévue de responsables de la RBNZ. Tout signe de percée diplomatique serait un signal pour réduire l’exposition vendeuse (réduire une position qui gagne quand le prix baisse).
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