Signaux d’embauche début mars
En revenant à début mars 2025, on a observé une hésitation similaire sur le marché du travail. Une légère hausse des embauches privées suggérait une reprise, sans être assez claire pour agir avec certitude. Le marché a attendu les données officielles du gouvernement, qui ont confirmé la solidité de la tendance et favorisé ceux positionnés pour une hausse. Aujourd’hui, la situation est comparable : le rapport sur l’emploi de février affiche une hausse de 210 000 emplois, mais avec une progression annuelle des salaires qui ralentit à 3,8%. Ce signal contradictoire, avec un récent indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) à 3,4%, crée une forte incertitude sur la prochaine décision de la Réserve fédérale (la Fed, la banque centrale des États‑Unis). L’attention se porte maintenant sur les prochaines données d’emplois non agricoles (non-farm payrolls, le chiffre officiel mensuel de créations d’emplois) attendues la première semaine d’avril. Dans les prochaines semaines, les traders peuvent envisager d’acheter de la volatilité avant ce rapport sur l’emploi. Une volatilité plus élevée signifie des mouvements plus forts des prix. Acheter des « straddles » à prix d’exercice proche du cours (straddle at-the-money : achat d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur des indices comme le SPX (indice S&P 500) est un pari direct sur un mouvement important après la publication. Avec un VIX (indice de volatilité du S&P 500) autour de 18, le coût reste modéré. Pour ceux qui ont une opinion sur la direction du marché, les options (des contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) permettent de limiter le risque. Si l’on pense que le marché du travail repart à la hausse, acheter des options d’achat (« calls ») sur des ETF sensibles aux taux comme le QQQ (ETF lié au Nasdaq 100) donne une exposition à la hausse, avec une perte maximale limitée à la prime payée. À l’inverse, si le ralentissement des salaires est vu comme un signe de consommation plus faible, des options de vente (« puts ») peuvent servir de position tactique. Les traders peuvent aussi utiliser des « spreads » (stratégies combinant plusieurs options) pour réduire le coût ou protéger un portefeuille existant. Un bull call spread (achat d’un call et vente d’un autre call plus haut, pour payer moins cher mais plafonner le gain) peut viser un rapport sur l’emploi modérément positif avec une prime plus faible qu’un call seul. Acheter des puts simples sur des actions qui ont beaucoup monté récemment peut aussi servir d’assurance peu coûteuse contre une baisse générale du marché.Positionnement en options avant les statistiques d’emploi
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