Analyse technique et niveaux clés
Sur le graphique journalier, l’EUR/JPY reste au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux prix récents) à 100 jours, vers 181,70, ce qui garde un biais légèrement haussier. Le prix est proche de la bande du milieu de Bollinger (un outil basé sur une moyenne mobile et des bandes qui mesurent la volatilité) à 183,53, ce qui suggère une phase de stabilisation. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse des variations de prix) à 52,71 est juste au-dessus du niveau neutre. Le support (zone où le prix a plus de chances de rebondir) se situe à 183,50, puis 182,00, avec un niveau plus bas près de 181,70. La résistance (zone où le prix a plus de chances de bloquer) se trouve vers 184,70, avec la bande supérieure de Bollinger autour de 185,80. Avec l’EUR/JPY sous pression à cause des tensions au Moyen-Orient, il faut prendre en compte la demande plus forte pour le Yen comme valeur refuge (monnaie recherchée en période d’incertitude). Ce risque géopolitique peut entraîner plus de variations de prix dans les prochaines semaines. La baisse vers 183,85 vient d’un déplacement des capitaux vers des placements jugés plus sûrs. Cependant, il ne faut pas oublier l’écart de politique monétaire (différence de direction entre banques centrales) qui soutient cette paire depuis des années. En mars 2024, la Banque du Japon a mis fin aux taux négatifs, un changement important, mais les hausses de taux suivantes sont restées prudentes à cause de données d’inflation irrégulières. Cela contraste avec la Banque centrale européenne, qui a commencé à baisser ses taux mi-2024, ce qui soutient la paire. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont le prix dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise), le point clé est une hausse probable de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) après les niveaux faibles de fin 2025. L’indice VIX (indice de volatilité du marché actions américain, souvent vu comme un baromètre de la peur) a déjà dépassé 15 ce mois-ci, reflétant une nervosité générale qui peut aussi affecter le prix des options sur devises. Cela rend l’achat d’options plus cher, mais utile pour se couvrir (réduire le risque).Approche de couverture avec options
Une approche prudente consiste à acheter des options de vente (put, option qui gagne de la valeur si le prix baisse) pour se protéger contre une forte baisse si le conflit s’aggrave. On peut viser des prix d’exercice (strike, niveau de prix fixé dans le contrat) sous le support clé de l’EMA 100 jours autour de 181,70. Cela sert d’assurance pour des positions acheteuses, en protégeant contre une cassure nette du marché. En même temps, l’inflation japonaise plus faible suggère que la hausse pourrait reprendre si les craintes géopolitiques diminuent. On peut alors vendre des options d’achat hors de la monnaie (call OTM, option d’achat avec un strike au-dessus du prix actuel, donc moins probable d’être exercée) avec un strike au-dessus de la résistance 185,80. La prime (prix reçu pour vendre une option) peut aider à financer l’achat des puts, ce qui crée un « collar » (stratégie qui limite la perte et plafonne le gain en combinant achat de put et vente de call), et encadre l’exposition.
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