Fitch Ratings confirme la note de défaut émetteur (IDR) à long terme d’intérêt en devises de la Nouvelle-Zélande à AA+, tout en révisant la perspective à long terme à Négative.

by VT Markets
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Mar 23, 2026
Fitch Ratings a révisé la perspective (prévision d’évolution) de la note à long terme de la Nouvelle-Zélande sur sa dette en devise étrangère (dette libellée dans une monnaie autre que la monnaie du pays) de Stable à Négative, et a confirmé la note à AA+. L’agence a indiqué qu’il est plus difficile d’imaginer une forte baisse de la dette après les retards des efforts de remise en ordre du budget (mesures pour réduire le déficit et freiner l’endettement) ces dernières années. Fitch a rapporté que le ratio dette publique/PIB (dette de l’État et des administrations rapportée à la taille de l’économie) a augmenté au cours des six dernières années, après plusieurs chocs économiques. Elle a ajouté que des mesures de remise en ordre du budget ne sont probablement attendues qu’après l’élection de 2026, ce qui accroît l’incertitude sur les finances publiques.

Perspectives budgétaires et risques de dette

Fitch a aussi cité des risques liés à la guerre en Iran, car la Nouvelle-Zélande dépend des importations d’énergie. La ministre des Finances néo-zélandaise, Nicola Willis, a déclaré que le gouvernement vise à réduire les dépenses en proportion du PIB, à ramener le solde de fonctionnement global (résultat courant du budget, avant certains éléments exceptionnels) en excédent, et à réduire la trajectoire de la dette (le chemin prévu de son évolution). Sur les marchés, NZD/USD (taux de change entre le dollar néo-zélandais et le dollar américain) baissait de 0,05% sur la séance à 0,5830, après s’être redressé par rapport à ses plus bas plus tôt. Un tableau des variations indiquait que le dollar néo-zélandais était le plus faible face au dollar canadien.

Choc énergétique et pression sur la monnaie

La guerre en Iran affecte directement l’économie, car le prix du Brent (pétrole de référence utilisé pour fixer de nombreux prix) a dépassé 115 dollars le baril. En tant qu’importateur net d’énergie (le pays achète plus d’énergie qu’il n’en vend), cela augmente la facture d’importation (coût total des achats à l’étranger) et pèse sur les termes de l’échange (rapport entre les prix des exportations et ceux des importations). Cela explique aussi la faiblesse particulière du dollar néo-zélandais face au dollar canadien, car le Canada profite de prix de l’énergie plus élevés. Cet environnement met la Reserve Bank of New Zealand (banque centrale du pays) dans une position difficile, surtout après les dernières données d’inflation de février, qui ont montré que les prix à la consommation augmentaient toujours de 3,8% sur un an. La banque centrale ne peut pas facilement baisser les taux d’intérêt (le coût de l’emprunt) pour soutenir l’économie tant que l’inflation reste au-dessus de l’objectif. Cette contrainte limite le potentiel de hausse du NZD.

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