La décision de la BoE soutient la livre
Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’allocations chômage (le nombre de personnes qui demandent l’assurance chômage pour la première fois) pour la semaine se terminant le 14 mars ont reculé à 205 000 contre 213 000, sous les prévisions de 215 000. L’indice du dollar américain (US Dollar Index, un indicateur de la force du dollar face à un panier de grandes monnaies) a perdu 0,56 % à 99,70 après être passé au-dessus de 100,00 plus tôt. Le pétrole WTI (West Texas Intermediate, un prix de référence du pétrole) a baissé de 2,54 % à 96,43 $; cela a ajouté une pression sur le dollar. La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a laissé ses taux inchangés mercredi et a fixé des conditions plus strictes avant d’envisager des baisses de taux. Les données de Prime Market Terminal (une plateforme de données de marché) montrent que les marchés monétaires (marchés où l’on échange des placements de très court terme) n’attendent pas de baisse de taux de la Fed en 2026, le premier mouvement étant désormais anticipé pour le premier semestre 2027. La semaine prochaine, le calendrier britannique inclut les PMI « flash » de S&P Global (des indicateurs avancés de l’activité des entreprises, publiés en version préliminaire), tandis que les États-Unis publient des PMI et des données sur l’emploi. GBP/USD est sous la zone des moyennes mobiles à 50 et 200 jours (indicateurs techniques basés sur le prix moyen sur 50 ou 200 séances) près de 1,3500, avec des résistances (zones où le prix a du mal à monter) près de 1,3435 et 1,3500. Le support (zone où le prix a du mal à baisser) se situe vers 1,3320 et 1,3250, avec d’autres niveaux à 1,3200 et 1,3000.Niveaux clés et catalyseurs à venir
La posture restrictive de la Banque d’Angleterre (hawkish : priorité à la lutte contre l’inflation, donc plutôt favorable à des taux élevés) crée un écart clair face à l’attente prudente de la Réserve fédérale (patient hold : ne pas bouger les taux et attendre), ce qui soutient la livre à court terme. Cette tension de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales) est l’élément principal que les traders doivent gérer sur GBP/USD. La BoE signale que l’inflation l’inquiète plus qu’un ralentissement économique. Avec un prix qui se resserre entre de grandes lignes de tendance (traits sur un graphique qui montrent la direction générale), une sortie marquée (« breakout » : franchissement net d’un niveau important) devient plus probable. Il faut envisager des stratégies qui profitent d’une hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix), comme l’achat de straddles ou de strangles (stratégies d’options qui visent un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre). La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) pourrait sous-estimer le risque d’un mouvement brusque après les publications de la semaine prochaine. Cet écart de politique repose sur des chiffres concrets. Avec l’inflation globale au Royaume-Uni (CPI : indice des prix à la consommation) annoncée à 4,0 % en février 2026, l’inquiétude de la BoE est compréhensible, tandis que la solidité du marché du travail américain, où les Non-Farm Payrolls (NFP : nombre d’emplois créés hors secteur agricole) ont augmenté de 275 000 le mois dernier, permet à la Fed de rester en attente. Les PMI « flash » à venir au Royaume-Uni et aux États-Unis sont le prochain grand élément déclencheur (« catalyst » : événement susceptible de faire bouger les prix). Un bon chiffre au Royaume-Uni pourrait pousser GBP/USD au-dessus de la résistance à 1,3435, alors qu’un chiffre faible pourrait l’amener à tester le support près de 1,3250. Cela rend le positionnement avant la publication important pour les opérations de court terme sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options ou les futures). On observe aussi un dollar plus faible en même temps que la baisse du pétrole WTI, une corrélation (évolution conjointe) qui s’est renforcée pendant les craintes de ralentissement mondial en 2025. Les traders peuvent utiliser les contrats à terme sur le WTI (futures : contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) pour couvrir (réduire le risque) des positions sur devises ou pour parier sur une poursuite de la faiblesse des matières premières, ce qui pourrait encore peser sur le billet vert (le dollar). Cette dynamique est différente de la hausse du dollar en période d’aversion au risque (« risk-off » : recherche de sécurité) observée en 2022.
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