Prix de l’énergie et risque géopolitique
La note relie les prix de l’énergie instables et les tensions géopolitiques à une demande plus forte d’actifs « refuge » (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude) et à un soutien au dollar américain. Elle mentionne aussi le conflit au Moyen-Orient comme faisant partie d’un contexte de risque plus large. Sur l’allocation d’actifs (la répartition des investissements), HSBC indique une surpondération des actions américaines et mondiales (détenir plus d’actions que dans une répartition « neutre »), en citant des bénéfices solides et des facteurs favorables à long terme. Elle précise aussi que le risque de stagflation aux États-Unis (faible croissance avec inflation élevée) reste faible. Sur les obligations, HSBC se dit neutre sur les bons du Trésor américain (obligations de l’État américain) en raison de rendements évoluant dans une fourchette (qui montent et baissent dans un intervalle sans tendance claire). Elle privilégie les obligations d’entreprises bien notées (obligations « de qualité ») pour obtenir du revenu (le rendement), et la dette des pays émergents en monnaie locale (obligations de pays en développement émises dans leur propre monnaie) pour diversifier, avec aussi des allocations en or et en actifs alternatifs (placements en dehors des actions et obligations classiques). La Réserve fédérale maintient les taux stables, une position renforcée par le dernier rapport de l’indice des prix à la consommation (mesure des prix payés par les ménages) montrant une inflation remontant à 3,1 %. Nous pensons que cette politique restera inchangée jusqu’à la fin de l’année, créant un environnement prévisible où les rendements obligataires restent dans une fourchette. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme), cela suggère de vendre la volatilité (parier sur une baisse des variations de prix) sur les produits de taux d’intérêt, car une pause prolongée devrait réduire les primes à court terme (le prix payé pour une option).Conséquences de trading pour les taux et la volatilité
Même si l’inflation est un sujet central, le marché du travail montre aussi des signes modestes de ralentissement : le dernier rapport sur l’emploi de février 2026 n’a ajouté que 150 000 postes, en dessous des attentes. Ce risque « des deux côtés » (inflation d’un côté, ralentissement de l’emploi de l’autre) pousse la Fed à ne pas bouger et maintient faible la probabilité d’un scénario de stagflation à court terme aux États-Unis. Cela renforce notre idée de surpondérer les actions, car les entreprises restent solides malgré une demande de travail moins forte. Les récentes tensions au Moyen-Orient ont poussé le pétrole WTI (prix de référence du pétrole américain, West Texas Intermediate) vers 98 $ le baril, alimentant directement les craintes d’inflation et la demande d’actifs refuge. Cet environnement devrait continuer à soutenir le dollar américain. Les traders peuvent envisager des positions acheteuses sur des contrats à terme sur USD (contrats à terme : accord d’achat/vente à une date future) ou des options d’achat (options « call » : droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF (fonds cotés en bourse) liés au dollar, tandis que la forte volatilité du pétrole crée des opportunités de stratégies de vente de prime (encaisser la prime en échange de l’acceptation d’un risque). Nous restons positifs sur les actions, car les entreprises ont montré leur solidité en dépassant les prévisions de bénéfices d’environ 5 % en moyenne lors de la saison de résultats du quatrième trimestre 2025. Des facteurs structurels favorables (tendances de fond qui soutiennent le marché) devraient continuer à appuyer le marché même si la croissance ralentit. Cette vision favorise des stratégies comme l’achat de spreads de call (acheter un call et vendre un autre call à un prix plus élevé pour limiter le coût) sur les grands indices, ou la vente de spreads de put hors de la monnaie (vendre et acheter des options de vente « put » à des prix plus bas, quand le prix actuel est au-dessus, afin d’encaisser une prime). Sur les obligations, le rendement du bon du Trésor à 10 ans semble bloqué dans une fourchette de 4,10 % à 4,40 %, ce qui rend les paris directionnels importants (parier fortement sur une hausse ou une baisse) moins attractifs. Nous voyons de meilleures opportunités dans les obligations d’entreprises et nous privilégions l’or comme protection clé du portefeuille (position destinée à réduire le risque) face à l’incertitude. Des positions en produits dérivés pourraient inclure l’achat d’options d’achat sur des ETF adossés à l’or pour se protéger contre des chocs géopolitiques et des données d’inflation inattendues.
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