Surveiller la demande et les salaires
Elle a dit que la BCE suivra les indicateurs de demande (données montrant combien ménages et entreprises achètent) et les mesures des salaires (données sur l’évolution des rémunérations). Elle a évoqué un scénario de base (prévision centrale) où la hausse des coûts de l’énergie se répercute sur d’autres prix (elle entraîne aussi une hausse d’autres prix). Elle a décrit un scénario sévère (hypothèse plus difficile) où les prix du pétrole et du gaz montent puis reviennent vers le scénario de base avant la fin de l’horizon de prévision (période couverte par les prévisions). Elle a ajouté que, dans ce scénario sévère, le prix du pétrole baisse à nouveau après la fin de l’horizon de projection (période des prévisions). Elle a dit qu’il existe une différence entre les scénarios.Positionnement de marché et couvertures des risques
Le « scénario sévère » d’une forte hausse du prix du pétrole s’est produit, puisque le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) a brièvement atteint 115 $ le baril fin 2025, puis est retombé autour de 90 $. Cette volatilité (fortes variations de prix) suggère que vendre des options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme (contrats d’achat/vente à une date future) de pétrole au-dessus de 100 $ peut être une stratégie prudente pour encaisser une prime (le prix payé pour l’option). Il faut aussi surveiller les stocks de gaz (quantités stockées), qui sont étonnamment élevés, ce qui peut limiter une hausse des prix. On nous a dit de suivre les indicateurs de salaires, et cela a été déterminant. Avec une hausse des salaires au T4 2025 (quatrième trimestre 2025) qui affiche encore +4,5 %, l’inflation de la zone euro reste tenace à 3,1 % le mois dernier. Cela rend très peu probable une baisse des taux de la BCE le prochain trimestre. On peut donc envisager des positions vendeuses (parier sur une baisse de prix) sur des contrats à terme de taux d’intérêt à court terme (produits dont le prix dépend des taux à venir). L’attention portée aux indicateurs de demande est maintenant centrale, car des signes de ralentissement apparaissent. Le dernier PMI manufacturier (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises; au-dessous de 50 = baisse de l’activité) de la zone euro est descendu à 48,5, signalant une légère contraction (baisse de l’activité) et alimentant des craintes sur les résultats des entreprises (leurs profits). Acheter des options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur les grands indices européens peut être une couverture (protection) efficace contre une possible baisse dans les prochains mois.
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