Perspectives d’allocation APAC
Il existe une marge pour augmenter les allocations en APAC, car l’exposition aux actifs américains était déjà relativement faible avant le récent ajustement. La demande chinoise pourrait s’améliorer grâce à un effet de base (comparaison avec une période précédente faible) et à de nouvelles mesures de soutien, même si les objectifs de croissance annoncés au Congrès national du peuple (réunion annuelle clé où la Chine fixe ses priorités économiques) n’ont pas dépassé les attentes. À court terme, les ratios de couverture (part du portefeuille protégée contre une baisse, via des instruments de protection) devraient rester élevés. La hausse des coûts de l’énergie peut affaiblir la balance des paiements (ce qu’un pays paie et reçoit du reste du monde) en Asie, tandis que la hausse des rendements à court terme (taux d’intérêt sur les obligations à courte échéance) au niveau mondial peut réduire le rapatriement (retour de capitaux vers le pays d’origine) depuis les sources de financement traditionnelles. Nous constatons que les actions EM APAC restent une position de base, résistante malgré les mouvements récents. Par exemple, l’indice MSCI Emerging Markets Asia (indice boursier qui suit des actions de marchés émergents en Asie) a mieux tenu que de nombreux marchés développés depuis le début de l’année. Cette solidité soutient notre décision de conserver une exposition au potentiel de croissance de la région. Cependant, nous gérons activement les risques par secteur, surtout dans les semi‑conducteurs, qui avaient déjà subi des inquiétudes sur la chaîne d’approvisionnement (réseau de production et de livraison) liées à l’hélium en 2025. Pour protéger nos positions dans des marchés très exposés à la technologie comme la Corée du Sud et Taïwan, nous achetons des options de vente (« put », contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur des valeurs clés comme Taiwan Semiconductor Manufacturing Company. Cela apporte un coussin clair en cas de baisse si de nouvelles perturbations d’approvisionnement touchent la production et les résultats.Approche de couverture du portefeuille
La décision de rester investi est soutenue par les actions économiques récentes de la Chine, qui semblent viser à soutenir la demande. Nous avons vu l’indice PMI chinois (indice des directeurs d’achat, baromètre de l’activité économique; au‑dessus de 50 signifie expansion) se stabiliser au‑dessus de 50 au premier trimestre 2026, et Pékin a signalé un soutien budgétaire supplémentaire (dépenses publiques ou baisses d’impôts). Ces éléments créent un moteur propre à la région (facteur spécifique, indépendant) pour l’ensemble de l’APAC, en dehors des tendances mondiales. En même temps, il faut reconnaître les vents contraires macroéconomiques (pressions liées à l’économie globale) qui justifient des ratios de couverture plus élevés. Le Brent (prix de référence du pétrole) s’échange autour de 92 $ le baril, ce qui pèse sur la balance des paiements des grands importateurs d’énergie en Asie. Ce niveau élevé prolongé peut réduire les marges (profit restant après coûts) des entreprises et peser sur les monnaies régionales. Donc, tout en gardant nos positions longues de base (positions qui gagnent si les prix montent), nous couvrons le portefeuille contre ces risques plus larges. Nous achetons des spreads de vente (« put spread », stratégie avec deux options de vente pour limiter le coût tout en gardant une protection) sur des indices régionaux larges, afin de nous protéger contre une baisse du marché liée à l’énergie chère et à des rendements mondiaux élevés. Avec le rendement du Trésor américain à 2 ans (taux d’une obligation d’État américaine à court terme) qui reste stable, l’intérêt des capitaux pour aller vers l’Asie est plus faible, ce qui rend ces protections essentielles dans les prochaines semaines.
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