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Après le maintien des taux de la Fed et des baisses limitées prévues en 2026, le NZD/USD recule de 0,71 % à 0,5814, dans un contexte d’attention portée au PIB néo-zélandais

by VT Markets
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Mar 19, 2026
NZD/USD a reculé vers 0,5840 et s’est échangé près de 0,5814, en baisse de 0,71 %, après que la Réserve fédérale américaine (la « Fed », la banque centrale des États‑Unis) a laissé ses taux d’intérêt inchangés. La Fed a aussi indiqué une baisse de taux en 2026 et une autre en 2027, ce qui a soutenu le dollar américain. L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui mesure la force du dollar face à un panier d’autres grandes devises) a augmenté et a atteint 100. L’indice des prix à la production (PPI, qui mesure l’évolution des prix reçus par les producteurs, souvent vu comme un signal d’inflation en amont) de février aux États‑Unis est ressorti à 3,9 %, contre 3,5 %, au‑dessus des attentes.

Perspectives de la Fed et données de Nouvelle-Zélande

Le résumé des projections économiques de la Fed (ses prévisions officielles) a placé l’inflation PCE à 2,7 %, contre 2,4 % en décembre. (Le PCE est un indicateur d’inflation basé sur les dépenses des ménages, suivi de près par la Fed.) Le PIB (produit intérieur brut, la mesure de la production totale de l’économie) néo‑zélandais du T4 est attendu tôt jeudi, avec des prévisions de 0,4 % QoQ (variation d’un trimestre sur l’autre) après 1,1 %, et 1,7 % YoY (variation sur un an) après 1,3 %. Sur le graphique en 4 heures, le prix se situait autour de 0,5840 et restait sous les moyennes mobiles simples (SMA, moyenne du prix sur une période donnée) à 20 périodes et à 100 périodes. La SMA 20 périodes était près de 0,5835 et la SMA 100 périodes près de 0,5911, tandis que le RSI (indice de force relative, un indicateur qui estime si le marché est plutôt en « surachat » ou « survente ») était à 45. Une résistance (zone de prix où la hausse bloque souvent) était notée à 0,5856, avec un autre niveau près de 0,5910. Des supports (zones où la baisse s’arrête souvent) étaient cités à 0,5832 et 0,5813. Nous nous souvenons avoir observé cette situation en mars 2025, quand le ton « hawkish » de la Fed (plus ferme, donc plutôt favorable à des taux élevés) a poussé NZD/USD vers 0,58. La crainte portait alors sur une inflation américaine persistante, avec le PPI au‑dessus des attentes. Cette force du dollar a marqué une bonne partie de l’année dernière. La prévision de la Fed d’une seule baisse de taux s’est largement confirmée en 2025, car l’inflation est restée élevée. Les données récentes de février 2026 montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI, la mesure la plus connue de l’inflation payée par les ménages) hors éléments volatils (« core », c’est‑à‑dire sans produits très variables comme l’énergie et l’alimentation) tourne encore autour de 2,8 %, bien au‑dessus de l’objectif de la Fed. Cela a maintenu les taux américains relativement élevés par rapport à ce que le marché espérait il y a un an.

Différences de politique et idées de trading

De l’autre côté, l’économie néo‑zélandaise a bien ralenti comme prévu, avec une croissance du PIB en 2025 plus faible qu’attendu, tout en évitant de peu une forte récession (une baisse prolongée de l’activité). La Banque de réserve de Nouvelle‑Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays) a dû maintenir son taux directeur (le principal taux qui guide les autres taux) à 5,5 % pour freiner son inflation intérieure. Cette différence de politique monétaire (écart dans la direction des taux entre banques centrales) est maintenant le thème central de la paire de devises. Actuellement, avec NZD/USD autour de 0,6175, la situation a beaucoup changé par rapport aux plus bas d’il y a un an. Le marché intègre au moins deux baisses de taux de la Fed d’ici la fin de l’année, tandis que la RBNZ devrait rester stable au moins jusqu’au quatrième trimestre. Cet écart de taux d’intérêt apporte un soutien de fond au dollar néo‑zélandais (« Kiwi », surnom de la devise). Pour les traders, cela suggère que la volatilité (l’ampleur des variations de prix) pourrait augmenter à mesure que les trajectoires des banques centrales s’éloignent. On peut envisager d’acheter des options d’achat (call options, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé, utile pour profiter d’une hausse tout en limitant la perte maximale à la prime payée) sur NZD/USD afin de viser une hausse potentielle tout en plafonnant le risque. Cette approche convient si l’on s’attend à une progression graduelle plutôt qu’à une hausse brutale. Autre approche, plus simple : utiliser des contrats à terme (futures, des contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix convenu) pour prendre une position acheteuse sur NZD/USD, en pariant que le taux plus élevé en Nouvelle‑Zélande continuera d’attirer des capitaux. Cette idée est souvent cohérente avec les « carry trades » (stratégie qui consiste à acheter une devise à taux élevé et vendre une devise à taux faible pour profiter de l’écart de taux) lorsque l’une des banques centrales commence clairement à baisser ses taux tandis que l’autre reste stable. On placerait des ordres stop (ordre de sortie automatique si le prix passe sous un niveau, pour limiter la perte) sous 0,6050 afin de se protéger contre une Fed plus ferme que prévu.

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