Facteurs de marché et contexte de risque
L’actualité s’est aussi concentrée sur le Moyen-Orient après l’attaque par Israël d’installations gazières iraniennes. Téhéran a déclaré qu’il frapperait les infrastructures de l’ennemi, selon Al-Jazeera. Les marchés attendent la décision de la Réserve fédérale (Federal Reserve, Fed : banque centrale des États-Unis), avec des taux attendus inchangés, ainsi que des projections mises à jour. L’attention porte sur le « dot plot » (graphique qui montre les prévisions de taux des responsables de la Fed) puis sur la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell. L’attention se tourne ensuite vers la décision de la Banque d’Angleterre (Bank of England, BoE : banque centrale du Royaume-Uni) jeudi. Les marchés s’attendent à un maintien du taux directeur (Bank Rate : principal taux de la BoE) à 3,75 %, avec une première hausse attendue en mars 2027. Sur le graphique, une résistance (zone où le prix a du mal à monter) se situe à 1,3355–1,3360, puis 1,3450 et 1,3530. Les niveaux de support (zone où le prix a tendance à rebondir) incluent 1,3300, 1,3220 et 1,3100.Plan de trading et positionnement
Avec une inflation des producteurs américaine plus élevée que prévu, il faut s’attendre à ce que la Fed adopte un ton plus « hawkish » (plus ferme : prête à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation). La hausse inattendue à 3,4 % du PPI s’ajoute au récent rapport de février sur l’indice des prix à la consommation (CPI : inflation payée par les ménages), qui montrait une inflation « core » stable à 3,3 %. Cette inflation persistante rend des baisses rapides de taux moins probables, ce qui soutient le dollar. La probabilité d’une baisse de taux de la Fed d’ici juin est désormais passée sous 40 %, selon l’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme qui estime les probabilités de décision de taux), contre 70 % il y a seulement un mois. Ce changement rapide des attentes favorise des stratégies qui tirent profit d’un dollar plus fort face à des monnaies comme la livre. Il faut envisager un test du niveau 100,00 sur le DXY dans les prochaines semaines. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient poussent aussi les capitaux vers le dollar « valeur refuge » (monnaie recherchée en période d’incertitude), ce qui ajoute de la pression sur GBP/USD. L’indice de volatilité du CBOE (VIX : mesure de la nervosité du marché, souvent appelé « indice de la peur ») est déjà passé de 14,5 à 17,2 cette semaine, ce qui suggère que les traders achètent une protection contre une incertitude plus forte. Dans cet environnement, conserver des positions acheteuses en dollar peut servir de couverture (hedge : protection contre un risque). On a vu un schéma similaire fin 2025, lorsque des données d’inflation surprenantes ont entraîné une réévaluation brutale des attentes sur les banques centrales et une hausse de la volatilité des devises. Cette période a favorisé les traders positionnés sur un dollar plus fort et des taux élevés plus longtemps. La configuration actuelle ressemble à cette période, ce qui justifie une approche prudente et défensive. La divergence entre la trajectoire probable de la Fed et la position plus stable de la BoE devient un thème majeur. Avec une BoE attendue inchangée à 3,75 %, l’écart de taux d’intérêt (différence de rendement entre deux pays, qui influence les flux de capitaux) devrait continuer de peser sur la livre. Une approche consiste à vendre des contrats à terme (futures : contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur GBP/USD ou à acheter des options de vente (put : option qui gagne si le prix baisse) pour profiter de cet écart de politique. Avec les réunions des banques centrales à venir, on peut s’attendre à une hausse de la volatilité implicite (niveau de volatilité attendu par le marché, intégré dans le prix des options) des options GBP/USD. Acheter des options de vente avec un prix d’exercice (strike : niveau de prix auquel l’option s’active) sous le support 1,3300 permet de viser une cassure baissière. Un « put spread » (stratégie : acheter un put et en vendre un autre plus bas pour réduire le coût), en achetant un put 1,3250 et en vendant un put 1,3150, peut être une alternative moins chère pour exprimer cette vision baissière. La rupture technique sous les moyennes mobiles 1,3510 (moyenne mobile : moyenne des prix sur une période, utilisée pour repérer la tendance) renforce la lecture fondamentale. Si le niveau 1,3300 ne tient pas, un test de la zone de support 1,3220 devient probable. Toute remontée vers la résistance 1,3360 peut être vue comme une occasion d’initier ou de renforcer des positions vendeuses. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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