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Macklem a déclaré aux journalistes que la Banque du Canada pourrait relever ses taux si les coûts de l’énergie maintiennent l’inflation durablement élevée.

by VT Markets
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Mar 18, 2026
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a parlé après que la banque a maintenu son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 2,25 %. Il a dit que les décisions seront prises réunion par réunion, avec le temps d’évaluer le conflit en Iran et son effet sur l’économie. Macklem a déclaré que l’impact du conflit sur le Canada dépend de sa durée et pourrait changer la combinaison entre croissance économique (hausse de la production et des revenus) et inflation (hausse générale des prix). Il a indiqué que la banque utilise des données à haute fréquence (données publiées très souvent, presque en temps réel) et des données de court terme, et qu’elle améliore sa manière d’évaluer les chocs d’offre (problèmes soudains de production ou d’approvisionnement qui font monter les prix).

Risques d’inflation et de croissance

Il a dit qu’une forte hausse des prix de l’essence augmentera l’inflation totale dans les prochains mois et que le conflit au Moyen-Orient fera monter l’inflation mondiale à court terme. La Banque du Canada a indiqué que la croissance canadienne à court terme semble plus faible que prévu en janvier, avec des risques de croissance orientés à la baisse, tandis que les risques d’inflation ont augmenté. Macklem a dit que la Banque du Canada ne s’attend pas à une transmission rapide (quand une hausse des coûts, comme l’énergie, se répercute vite sur les prix payés par les ménages) des prix de l’énergie plus élevés, mais pourrait augmenter les taux si les prix de l’énergie entraînent une inflation durable. Il a dit que les taux pourraient être baissés si les prix de l’énergie reculent et si l’économie s’affaiblit. Avant la décision, les marchés anticipaient un maintien à 2,25 %, avec environ 10 points de base (pbs, soit 0,10 point de pourcentage) de hausses intégrés pour cette année, et environ 42 points de base de resserrement (politique monétaire plus stricte via des taux plus élevés) d’ici fin 2026. Après la décision, USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) est revenu vers la zone 1,3710–1,3720, et USD/CAD est resté au-dessus de 1,3700.

Choc énergétique et positionnement de marché

Nous constatons que le conflit en Iran est le facteur principal, poussant les prix mondiaux de l’énergie à la hausse. Des informations récentes indiquent que le pétrole brut WTI (référence de prix du pétrole américain) a dépassé 95 $ le baril, un niveau pas vu depuis le début du conflit et qui rappelle les pics de 2022. Le gouverneur Macklem a été clair : si ces prix provoquent une inflation durable, la Banque est prête à relever son taux directeur de 2,25 %. Cependant, les données au Canada indiquent un ralentissement qui complique une décision de hausse. Les dernières ventes au détail (dépenses des consommateurs dans les magasins) pour janvier 2026 ont montré une baisse de 0,5 %, confirmant l’avis de la Banque selon lequel la croissance à court terme sera plus faible. L’attention se porte donc sur les prochaines données pour voir si l’inflation devient généralisée (hausse des prix dans de nombreux secteurs) ou si l’économie faiblit. Les traders devraient donc s’attendre à une hausse de la volatilité (mouvements rapides et importants des prix) autour de la prochaine publication de l’indice des prix à la consommation, CPI (mesure de l’inflation payée par les ménages). Le rapport CPI de février a montré que les mesures de base (inflation « sous-jacente », qui exclut souvent l’énergie et l’alimentation, très variables) restaient au-dessus de l’objectif de 2 %, même si le chiffre global a baissé à 1,8 % avant la récente hausse de l’énergie. Un chiffre élevé en mars pourrait forcer la Banque à agir, rendant les options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme de taux d’intérêt à court terme (produits qui parient sur les taux futurs) particulièrement sensibles. Pour les traders de devises, cette situation favorise pour l’instant une faiblesse du dollar canadien. Même si des prix du pétrole élevés soutiennent souvent le CAD (dollar canadien), le dollar américain plus fort et le ralentissement de l’économie canadienne pèsent davantage, maintenant USD/CAD au-dessus de 1,3700. Nous pourrions voir un test du plus haut de mars à 1,3752, avec un mouvement vers la moyenne mobile à 200 jours (indicateur de tendance basé sur la moyenne des prix sur 200 jours) près de 1,3800 possible si les données économiques américaines restent solides. Étant donné le risque dans les deux sens présenté par la Banque, des stratégies qui profitent des mouvements de prix en eux-mêmes sont utiles. Acheter des options pour se couvrir (réduire le risque) contre une hausse surprise ou un ralentissement économique plus fort que prévu peut être prudent. La Banque s’est donné une grande marge de manœuvre, ce qui signifie que les traders devraient se préparer à plusieurs scénarios plutôt que de parier sur un seul résultat.

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