Les marchés à terme indiquent des prix plus élevés plus longtemps
Les marchés ont aussi intégré l’idée d’un pétrole plus cher plus longtemps via les contrats à terme (des contrats pour acheter ou vendre plus tard à un prix défini). Les contrats à terme Brent à six mois ont augmenté de 3,26 % à 86,12 $ le baril. Les mouvements sur les marchés plus larges incluaient un appétit pour le risque plus positif (les investisseurs acceptent davantage le risque) et des rendements plus bas (le taux d’intérêt des obligations), même si le Brent restait au-dessus de 100 $. Un rebond de soulagement a été lié à des variations du prix du pétrole plus modérées que lors des dernières séances. Aujourd’hui, avec le Brent autour de 94 $ le baril, la situation semble moins tendue, mais l’incertitude demeure. L’indice de volatilité du pétrole brut du Cboe (OVX) (un indicateur de la force attendue des variations de prix, basé sur les options) est actuellement proche de 42, bien en dessous des pics observés lors de grands chocs d’offre, mais encore au-dessus de la moyenne historique autour de 30. Cela suggère que vendre des options (des contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour encaisser une prime (le prix payé pour l’option) — par exemple des calls couverts (vendre un call tout en détenant déjà l’actif) contre des positions longues (parier sur une hausse), ou des spreads de calls légèrement baissiers (combiner l’achat et la vente de calls pour limiter le risque) — pourrait être une stratégie possible pour profiter des attentes de volatilité restantes.Structure de la courbe et opérations de valeur relative
L’an dernier, le marché à terme montrait une backwardation importante (les prix des contrats futurs sont plus bas que le prix actuel), avec les contrats à six mois se négociant avec une forte décote (prix plus faible) par rapport au prix au comptant (prix immédiat), ce qui indiquait une attente de baisse. En revanche, la courbe actuelle des contrats à terme (la série des prix selon les échéances) est beaucoup plus plate, avec le contrat à six mois seulement quelques dollars sous le prix du contrat le plus proche (front-month, l’échéance la plus proche), ce qui suggère que le marché voit des prix plus stables. Cet environnement pourrait favoriser des opérations d’écart calendaire (calendar spread : vendre une échéance courte et acheter une échéance plus lointaine), afin de gagner si la courbe se creuse (si l’écart entre échéances augmente). L’attention géopolitique sur le contournement du détroit d’Ormuz reste très pertinente. Étant donné qu’environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole passe encore par ce point de passage, toute nouvelle tension dans la région pourrait à nouveau élargir l’écart de prix (différence de prix) entre le Brent et le brut Dubai-Oman. Nous devrions envisager des opérations qui consistent à être long sur des contrats à terme Brent (parier sur une hausse) tout en étant short (vendre pour profiter d’une baisse) sur des bruts plus dépendants d’Ormuz, car cet écart peut servir de couverture (protection) contre des tensions régionales.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets