Risques liés au détroit d’Ormuz
L’attention reste concentrée sur le transport maritime par le détroit d’Ormuz, où des passages limités continuent. La Chine, l’Inde, le Pakistan et la Turquie obtiennent ou cherchent le passage de navires par des discussions avec l’Iran, tandis que la France et l’Italie sont aussi en pourparlers. Le directeur exécutif de l’AIE (Agence internationale de l’énergie, une organisation qui suit les marchés de l’énergie) Fatih Birol a déclaré que le commerce mondial de l’énergie mettra du temps à se rétablir et que l’agence est prête à libérer davantage de stocks (réserves de pétrole stockées pour les crises) si nécessaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a dit que le détroit ne serait fermé qu’aux « ennemis et à ceux qui soutiennent leur agression », selon SNNnews. Le président américain Donald Trump a demandé aux pays alliés qui dépendent de cette route d’aider à sécuriser le détroit et d’envoyer des navires de guerre, mais plusieurs alliés importants ont refusé. Le secrétaire général de l’OMI (Organisation maritime internationale, l’organisme de l’ONU qui fixe des règles pour la sécurité des navires) Arsenio Dominguez a déclaré que des escortes ne garantiraient pas la sécurité des navires « à 100 % » et que l’appui militaire n’est « pas une solution durable à long terme », selon le Financial Times. Le détroit d’Ormuz reste le passage maritime le plus critique au monde pour le pétrole, avec des données récentes montrant que plus de 21 millions de barils par jour y passent encore. Cela représente près d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, ce qui explique l’inquiétude du marché. Même de petits exercices navals ou des menaces verbales dans la région peuvent désormais provoquer une forte hausse de la volatilité à court terme (la vitesse et l’ampleur des variations de prix).Stratégies avec options et volatilité
Dans les prochaines semaines, il faut considérer la volatilité comme quelque chose que l’on peut acheter ou vendre, et pas seulement se concentrer sur la direction du prix. L’indice de volatilité du pétrole du CBOE (OVX) (un indicateur qui mesure les attentes de fortes variations de prix) se situe dans le bas des 30, un niveau historiquement élevé qui montre l’inquiétude du marché. Acheter des straddles ou des strangles sur les contrats à terme WTI (des stratégies avec options qui cherchent à profiter de grands mouvements de prix dans un sens ou dans l’autre; un contrat à terme est un accord d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) peut être une façon prudente de profiter des fortes variations de prix probables. On peut aussi envisager des spreads de calls (acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix plus élevé) pour viser une hausse liée à de nouvelles tensions. Cette méthode permet de gagner si les prix montent tout en limitant le risque, ce qui est important. La disponibilité confirmée de l’AIE à libérer des réserves stratégiques (stocks publics de sécurité) peut freiner les hausses extrêmes, ce qui rend les stratégies à risque limité plus adaptées que l’achat simple d’options d’achat. Des rapports récents de l’EIA (Energy Information Administration, l’agence américaine qui publie des données et prévisions sur l’énergie) prévoient que la demande mondiale de pétrole augmentera de 1,1 million de barils par jour cette année, portée par l’Asie. Cette demande solide signifie que toute menace sur l’offre peut faire monter les prix davantage. Il faut donc surveiller les tarifs d’assurance des pétroliers (coût pour assurer les navires transportant du pétrole) passant par Ormuz : une hausse brusque serait un signal précoce de problème et indiquerait d’ajuster les positions (les achats et ventes en cours sur le marché). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets