Focus sur l’euro-dollar avant les réunions des banques centrales
L’euro a subi une pression, car des coûts de l’énergie plus élevés peuvent ralentir la croissance de la zone euro, une région qui dépend des carburants importés. Les actions (marchés boursiers) sont restées plutôt positives après que le président américain Donald Trump a appelé les pays à aider à rouvrir le transport maritime via le détroit d’Ormuz, ce qui a réduit la recherche de valeurs refuges (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude). L’euro est utilisé par 20 pays de l’UE et représentait 31% des transactions mondiales de change (achat/vente de devises) en 2022, avec un volume quotidien moyen supérieur à 2,2 billions de dollars (2 200 milliards). EUR/USD représente environ 30% de toutes les transactions sur le marché des changes, suivi par EUR/JPY (4%), EUR/GBP (3%) et EUR/AUD (2%). La BCE, basée à Francfort, tient huit réunions de politique monétaire par an et vise 2% d’inflation, avec des décisions prises par un conseil incluant la présidente Christine Lagarde. Les quatre plus grandes économies de la zone euro — l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne — représentent 75% de l’économie de la zone euro. La paire EUR/USD a du mal à rester au-dessus de 1,1500, sous l’effet d’un dollar plus fort et d’un euro faible. Le marché pense de plus en plus que la Fed va repousser les baisses de taux, tandis qu’une crise énergétique liée au conflit en Iran continue de fragiliser l’économie de la zone euro. Cet écart entre les deux zones augmente la pression avant les réunions de cette semaine. Les données récentes soutiennent l’idée d’un dollar plus fort, car l’économie américaine montre plus de résistance que prévu. L’inflation Core PCE (indice des prix des dépenses de consommation hors éléments très changeants, mesure préférée de la Fed) reste au-dessus de l’objectif, à 3,1% sur un an dans la dernière publication de janvier 2026. De plus, les chiffres définitifs du PIB du T4 2025 (produit intérieur brut, mesure de la production totale; T4 = quatrième trimestre) montrent une croissance américaine à un rythme annualisé de 2,9% (rythme exprimé comme si la même vitesse durait un an), en contraste net avec l’Europe.Volatilité des options et scénarios de trading clés
La zone euro fait face à une situation plus difficile, avec l’IPCH de février 2026 (indice des prix harmonisé, mesure officielle de l’inflation en Europe) remontant à 2,8%, poussé par le Brent (pétrole de référence) resté au-dessus de 90 dollars le baril. Cela se produit alors que l’économie stagne, et que le PMI manufacturier allemand (indice basé sur des enquêtes d’entreprises; sous 50 = baisse de l’activité) est tombé à 44,2 le mois dernier, son sixième mois de suite en contraction (baisse de l’activité). Ce contexte de stagflation (inflation élevée avec économie faible) met la BCE dans une position très difficile pour sa prochaine décision. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), cette situation suggère de se préparer à des mouvements de prix plus forts à court terme. La volatilité implicite à un mois sur les options EUR/USD (estimation, via les prix des options, de l’amplitude attendue des mouvements) est montée à 8,2%, contre une moyenne de 6,5% au T4 2025, ce qui montre que le marché anticipe un mouvement important. Acheter des straddles ou des strangles (stratégies d’options visant à profiter d’un grand mouvement, peu importe le sens) peut être une option pour tirer parti d’une cassure après les annonces. Cependant, l’analyse fondamentale (basée sur l’économie et les banques centrales) penche vers une poursuite de la baisse de la paire, avec un possible retour vers les creux près de 1,1410 vus en juillet dernier. Les traders baissiers peuvent envisager d’acheter des options de vente (put: droit de vendre à un prix fixé) ou de mettre en place des bear put spreads (achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice différent pour réduire le coût), afin de limiter le risque tout en visant une baisse. La prime payée (coût de l’option) est la perte maximale, ce qui est prudent vu le risque d’événements majeurs cette semaine. Il faut aussi suivre la géopolitique, car une baisse des tensions dans le détroit d’Ormuz après les appels du président Trump pourrait provoquer un débouclage rapide des paris contre l’euro (fermeture de positions vendeuses). Couvrir le risque de baisse avec des options d’achat hors de la monnaie (call « out-of-the-money »: prix d’exercice au-dessus du cours actuel) peut protéger contre un rebond rapide. Cela protège contre un scénario où les décisions seraient plus favorables au dollar que prévu (dovish pour le dollar = politique plus souple, donc normalement dollar plus faible) ou plus dures pour l’euro (hawkish pour l’euro = politique plus stricte, donc normalement euro plus fort). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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