Niveaux des principales devises
EUR/USD s’échangeait près de 1,1430, autour de niveaux observés pour la dernière fois en août 2025. GBP/USD s’échangeait près de 1,3240, autour de niveaux atteints pour la dernière fois en décembre 2025. USD/JPY s’échangeait près de 159,60 après des gains quotidiens limités. AUD/USD s’échangeait à 0,7000 après avoir reculé depuis 0,7100. Le WTI (pétrole américain de référence) s’échangeait à 97 $ le baril après que des ventes issues des réserves publiques n’ont pas réussi à freiner les prix. Le WTI a atteint 119 $ le baril lundi, un niveau plus vu depuis 2022, tandis que l’or s’échangeait à 5 044 $. La semaine comprend des événements de banques centrales (institutions qui fixent les taux et pilotent la monnaie) et des données du 16 au 20 mars, ainsi que des discours jusqu’au 21 mars. Les éléments prévus incluent les décisions de la RBA (banque centrale d’Australie), de la BoC (banque centrale du Canada), de la Fed (banque centrale des États-Unis), de la BoJ (banque centrale du Japon), de la BoE (banque centrale du Royaume-Uni), de la SNB (banque centrale de Suisse), de la BCE (banque centrale de la zone euro) et de la PBoC (banque centrale de Chine), avec des publications comme le CPI (indice des prix à la consommation, mesure du coût de la vie), le PPI (indice des prix à la production, prix côté producteurs), le PIB (produit intérieur brut, mesure de la taille de l’économie), les chiffres de l’emploi, les chiffres du commerce extérieur, les ventes de logements et des enquêtes auprès des entreprises.Volatilité liée au conflit
Le conflit en cours au Moyen-Orient a provoqué de très fortes variations des marchés (volatilité, c’est-à-dire des mouvements rapides et importants des prix), et cela devrait continuer. La fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz perturbe environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole. L’attention se porte donc surtout sur les prix de l’énergie et la hausse soudaine des prix (choc inflationniste) qui peut suivre. Les opérateurs sur produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme les options ou les contrats à terme) doivent se préparer à des mouvements brusques et difficiles à prévoir sur toutes les classes d’actifs (actions, obligations, devises, matières premières) dans les semaines à venir. La récente hausse du pétrole WTI à 119 $ le baril, un niveau observé lors de la crise de 2022, montre à quel point le marché réagit aux perturbations de l’offre. Même si les prix ont reflué vers 97 $, les prochains rapports hebdomadaires de l’EIA (agence américaine de l’énergie) sur les stocks (quantités de pétrole disponibles) seront importants pour les mouvements de court terme. Les traders d’options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) doivent noter que la volatilité implicite (mouvement attendu par le marché, déduit du prix des options) est extrêmement élevée. Des stratégies qui profitent de grands mouvements de prix peuvent donc être plus adaptées qu’un pari uniquement sur une hausse ou une baisse. La décision de la Fed sur les taux mercredi est l’événement principal de la semaine, car son scénario de janvier est probablement dépassé. Historiquement, une hausse durable de 10 $ par baril peut pousser fortement l’inflation globale (inflation « totale », incluant l’énergie), ce qui complique la trajectoire de politique monétaire (décisions sur les taux et la liquidité) de la Fed. Le fait que le DXY dépasse 100 montre que des capitaux vont vers le dollar (le « Greenback », surnom du dollar) comme valeur refuge, un schéma déjà vu lors de crises passées. On observe une nette faiblesse des monnaies des pays qui importent de l’énergie, avec EUR/USD retombant vers des niveaux d’août 2025. La zone euro est particulièrement exposée à une hausse des prix de l’énergie, ce qui mettra la BCE dans une position délicate lors de sa réunion jeudi. Les traders doivent surveiller toute différence de ton (orientation plus « stricte » ou plus « souple » sur les taux) entre la Fed et la BCE, car cela peut alimenter de nouvelles tendances sur les devises. Le rôle habituel du yen japonais comme valeur refuge rend la situation plus complexe pour USD/JPY, qui peine à trouver une direction près de son plus haut de deux ans. À l’inverse, les monnaies sensibles au risque (qui baissent quand les investisseurs évitent le risque), comme le dollar australien, sont clairement sous pression, avec AUD/USD passant sous le seuil de 0,7100. Ce climat d’aversion au risque (préférence pour la sécurité) devrait durer tant que les tensions géopolitiques resteront élevées. Une série de réunions de banques centrales (Fed, BCE, BoJ, SNB et BoE) la semaine prochaine signifie que la politique monétaire sera un moteur majeur des marchés. Les responsables devront probablement traiter la double menace d’une hausse des prix et d’un ralentissement de la croissance liée au choc énergétique. Les communiqués officiels et les conférences de presse seront examinés pour détecter tout changement des prévisions économiques, ce qui pourrait devenir le prochain déclencheur important pour les marchés.
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