Le recul de la production italienne ravive les inquiétudes sur la croissance de la zone euro
Le chiffre de la production industrielle de janvier en Italie est un signal négatif important pour l’économie de la zone euro (pays utilisant l’euro). Il remet en cause l’optimisme vu fin 2025 et suggère que les prévisions de croissance pour cette année étaient trop élevées. Cette surprise négative indique que les investisseurs devraient réévaluer leurs positions acheteuses (paris sur la hausse) liées à l’industrie européenne. Ce chiffre faible n’est pas un cas isolé : en Allemagne, le PMI manufacturier (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises ; sous 50 = baisse de l’activité) de février est resté en zone de contraction à 43,1. L’écart de rendement entre les obligations (titres de dette) italiennes et allemandes à 10 ans s’élargit de nouveau, au-delà de 160 points de base (1 point de base = 0,01 %), car les investisseurs exigent une rémunération plus élevée pour le risque italien. Cela confirme un ralentissement industriel plus large au cœur de la région. Dans ce contexte, une façon de se protéger contre une baisse des actions italiennes consiste à acheter des options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé ; utiles quand on anticipe une baisse) sur l’indice FTSE MIB (principal indice boursier italien). Le ralentissement rappelle début 2023, lorsque la faiblesse de l’industrie a précédé une correction du marché (baisse notable des prix après une période de hausse). Les couvertures (stratégies pour limiter les pertes, appelées aussi “hedging”) deviennent importantes, car ces données augmentent la probabilité d’un deuxième trimestre défavorable. Ces données compliquent la politique de la Banque centrale européenne, car l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très changeants comme l’énergie et l’alimentation) est restée élevée à 2,4 % en février. Cela peut peser sur l’euro et rendre intéressants les paris à la baisse sur la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar) via des contrats à terme (“futures”, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou des options (contrats donnant un droit, pas une obligation). Le marché intègre davantage le risque de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) dans la région. La volatilité (ampleur des variations de prix) devrait augmenter après le calme relatif de fin 2025, avec l’indice VSTOXX (mesure de la volatilité attendue sur les actions de la zone euro) qui remonte vers 18. Une stratégie possible est d’acheter des straddles (combinaison d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice ; profite d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur l’Euro Stoxx 50 (grand indice d’actions de la zone euro). Cela peut permettre de profiter de mouvements plus importants, à la baisse en cas de craintes sur la croissance ou à la hausse en cas de soutien inattendu des autorités.La volatilité devrait augmenter sur les marchés européens
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