Réaction du marché et prix actuels
Le West Texas Intermediate (WTI) — un prix de référence du pétrole brut américain — baissait de 1,05 % sur la journée, à 93,85 $ au moment de la rédaction. On a vu que la décision de l’Australie, fin 2025, de libérer des réserves de carburant a d’abord fait baisser le WTI. C’était une réaction à court terme à une annonce d’offre (c’est-à-dire plus de pétrole disponible rapidement). La baisse vers 93 $ a été temporaire, car les risques sur la chaîne d’approvisionnement (transport, sécurité, livraisons) liés au conflit avec l’Iran restaient présents. Aujourd’hui, le 13 mars 2026, le WTI s’échange plutôt près de 88 $ le baril après un début d’année instable (prix qui montent et descendent fortement). Des données récentes de l’Energy Information Administration (EIA, l’agence américaine de statistique de l’énergie) indiquent un possible excédent mondial d’environ 500 000 barils par jour au deuxième trimestre. Cette prévision pèse sur les prix, ce qui montre que la peur de manquer de pétrole de l’an dernier s’est calmée. Le point clé pour les prochaines semaines est la volatilité implicite élevée sur le marché des options. La volatilité implicite est une estimation, intégrée dans le prix des options, de l’ampleur des mouvements possibles du prix. L’indice CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX) — un indicateur de la volatilité attendue du pétrole à partir des options — tourne autour de 37, nettement au-dessus des niveaux sous 30 observés avant l’aggravation du conflit en 2025. Dans ce contexte, vendre la prime d’options (encaisser le prix des options) via des stratégies comme les iron condors (combinaison de quatre options pour viser un prix qui reste dans une zone) ou les strangles (vente/achat de deux options, une à la hausse et une à la baisse, pour parier sur un mouvement limité ou jouer la prime) peut être rentable, s’il n’y a pas d’escalade majeure. Il faut aussi se souvenir des libérations massives de réserves stratégiques en 2022. Historiquement, ces actions publiques plafonnent les prix temporairement, mais ne règlent pas les causes politiques et militaires qui créent le risque. Donc, toute forte baisse des prix dans les prochaines semaines, liée à de nouvelles annonces d’offre, peut être vue comme une occasion d’achat pour des contrats à terme (futures, accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) avec des échéances plus lointaines.Risques géopolitiques et limites du transport maritime
L’attention doit revenir sur la situation géopolitique et le passage des pétroliers par le détroit d’Ormuz. Des données de transport maritime du début mars 2026 montrent que les primes d’assurance (surcoût payé pour assurer les navires) dans la zone restent 15 % plus élevées qu’il y a un an. Toute perturbation réelle du passage ferait immédiatement passer ce facteur avant les données de stocks et ferait fortement monter les prix.
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