Fermeture du détroit d’Ormuz
Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, a déclaré que le détroit d’Ormuz devait rester fermé. Il a aussi dit que les bases militaires américaines dans la région devaient fermer, sinon elles risquaient une attaque. L’AIE a annoncé mercredi qu’elle allait libérer 400 millions de barils de réserves stratégiques (stocks publics d’urgence). Cette libération vise à ajouter du pétrole à court terme et à limiter les hausses rapides des prix. Avec le détroit d’Ormuz pratiquement fermé, un passage clé pour près de 21 millions de barils par jour est bloqué. Cela oppose deux forces : une vraie baisse de l’offre physique (moins de pétrole livré) et une libération importante mais temporaire des stocks par l’AIE. Cette situation crée une forte incertitude et donc une volatilité implicite élevée (niveau de variation attendu, calculé à partir des prix des options) sur le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). La prime de risque géopolitique (surcoût dans les prix lié au risque de guerre) est très élevée. Les baisses de prix peuvent être vues comme des occasions d’achat. La libération de 400 millions de barils est historique, mais elle ne remplace pas la perte, sans date de fin, d’une grande route maritime. Les traders (opérateurs de marché) peuvent envisager des options d’achat « call » (droit d’acheter plus tard à un prix fixé) ou des « bull call spreads » (stratégie avec deux calls : acheter un call et en vendre un autre à un prix plus haut, pour réduire le coût et limiter le gain) pour profiter d’une nouvelle hausse liée au risque d’un conflit long.Stratégies d’options en période de forte volatilité
En 2022, les grandes libérations de réserves ont temporairement freiné les prix, sans régler les problèmes d’offre liés à la guerre en Ukraine. Elles étaient bien plus petites que les 400 millions de barils annoncés aujourd’hui. Cette fois, l’ampleur de l’apport peut provoquer une baisse rapide mais courte si une bonne nouvelle arrive. Cette libération inédit crée un plafond (limite probable) sur les prix du brut, ce qui rend risqué d’être simplement acheteur de contrats à terme (futures : contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) près de 96 $. Ceux qui pensent que l’action de l’AIE peut calmer la panique peuvent regarder des options de vente « put » (droit de vendre plus tard à un prix fixé). Elles permettent de gagner si l’arrivée de pétrole fait retomber les prix vers le bas de la zone des 90 $. Avec ces deux forces opposées, le scénario le plus probable est la poursuite de fortes variations de prix. Cela suggère des stratégies sur produits dérivés (contrats dont la valeur dépend du prix du pétrole) qui profitent d’une forte volatilité, comme le « long straddle » (acheter un call et un put au même prix d’exercice) ou le « strangle » (acheter un call et un put avec des prix d’exercice différents, souvent plus éloignés). Ces positions peuvent gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, ce qui semble probable dans les prochaines semaines.
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