Tensions régionales accrues
CNN a rapporté que le Pentagone et le Conseil de sécurité nationale ont dit avoir sous-estimé la capacité de l’Iran à fermer le détroit en réponse aux frappes américaines (attaques militaires ciblées). CBS News a rapporté vendredi que les États-Unis ont tiré sur un navire iranien qui s’était trop approché du porte-avions USS Abraham Lincoln (grand navire militaire qui transporte des avions). Après ces informations, les prix du pétrole brut ont augmenté. Le West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 9,68% sur la journée à 95,88 $. Le WTI (West Texas Intermediate) est un type de pétrole brut de référence (prix de comparaison utilisé sur les marchés), l’un des trois principaux avec le Brent et le pétrole de Dubaï. Il est produit aux États-Unis et est distribué via le centre de Cushing (point principal de stockage et de livraison du pétrole). La hausse rapide du pétrole WTI au-dessus de 95 $ signifie que le marché anticipe un choc important d’approvisionnement (baisse soudaine de l’offre disponible), car le détroit d’Ormuz voit passer environ 21 millions de barils par jour, soit près de 20% de la consommation mondiale. Cette hausse immédiate indique qu’il faut se préparer à de fortes variations durables (grands changements de prix). Les prix pourraient revenir très vite vers trois chiffres si la situation s’aggrave.Options et effets de la volatilité
On peut regarder la réaction du marché début 2022 après le début de la guerre en Ukraine, quand le Brent a brièvement frôlé les 140 $ le baril. La crise actuelle touche plus directement l’approvisionnement réel (pétrole effectivement livré), ce qui suggère un niveau maximal similaire, voire plus élevé. Les positions sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif) doivent intégrer la possibilité de mouvements rapides dictés par les gros titres, vers ces anciens sommets dans les prochaines semaines. La hausse du prix du pétrole a entraîné une hausse de la volatilité implicite (niveau de variation attendu, intégré dans le prix), rendant les contrats d’options sur les contrats à terme sur le pétrole brut beaucoup plus chers. Les options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) permettent de parier sur une hausse, mais leur prix élevé augmente le risque. Les traders peuvent aussi envisager des stratégies comme le bull call spread (acheter un call et vendre un autre call plus haut, pour réduire le coût de départ tout en gardant un potentiel de gain). On s’attend à une séparation nette dans les actions, offrant des possibilités de trades sur produits dérivés en dehors du secteur de l’énergie. Les options d’achat sur l’ETF (fonds coté en Bourse, panier d’actions) du secteur énergie (XLE) sont cohérentes, car les profits des producteurs augmentent avec un pétrole plus cher. À l’inverse, les options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur les actions du transport et des compagnies aériennes sont intéressantes, car la hausse du carburant réduit directement leurs marges (leur profit). Ce choc énergétique complique l’inflation mondiale (hausse générale des prix), qui commençait à ralentir fin 2025 après des années de pression. Le taux d’inflation américain, tombé à 2,8% au dernier trimestre, va très probablement repartir à la hausse, obligeant la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) à revoir ses baisses de taux d’intérêt prévues. Cela crée un risque de baisse pour le marché au sens large, ce qui suggère que des puts de protection (options de vente pour limiter les pertes) sur des indices comme le S&P 500 (indice boursier des grandes entreprises américaines) peuvent être prudents. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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