Les signaux de la demande australienne restent solides
Les données «Composite New Orders» de S&P Global (nouvelles commandes totales) montrent que les nouvelles commandes en Australie augmentent: l’indice est au-dessus de 50 (au-dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction) et c’est le plus élevé parmi les pays développés. L’enquête de février de NAB sur les entreprises (sondage d’activité) montre que les commandes à venir (commandes futures) sont au plus haut depuis fin 2022. L’article mentionne peu de capacité disponible dans l’économie (peu de marge avant surchauffe) et une forte différence selon les estimations du NAIRU (taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation, autrement dit le niveau de chômage «d’équilibre»). Le Trésor est cité à 4,25 %, tandis qu’un témoignage de la RBA devant la Commission «Economics Legislation Committee» (commission parlementaire) est cité à 4,6 %. Il évoque aussi l’évolution des données nationales et l’Iran comme facteurs pouvant influencer les perspectives d’inflation. Le texte indique que les données récentes ont montré des signaux d’inflation plus élevés que prévu et ont renforcé l’idée que la capacité disponible est limitée.Conséquences de trading pour la volatilité des taux et le marché des changes
L’économie australienne montre à nouveau des signes de surchauffe (activité trop forte). Le dernier indice PMI composite préliminaire («Flash Composite PMI», indicateur rapide de l’activité des entreprises) de Judo Bank pour mars est ressorti à 52,4, ce qui indique une expansion et des carnets de commandes solides. En parallèle, le marché du travail reste très tendu, avec un taux de chômage à 3,9 % dans le dernier rapport. Cette vigueur ravive les problèmes d’inflation. Le dernier chiffre trimestriel du CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) a surpris avec 3,8 %, une hausse nette, et reste au-dessus de la cible de la RBA de 2–3 %. Ces données confirment que l’économie a très peu de capacité disponible pour absorber les hausses de prix. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), cela signifie que le marché sous-estime probablement le risque de nouvelles hausses de taux de la RBA depuis le niveau actuel de 4,35 %. Nous pensons que les traders devraient envisager de payer le taux fixe sur des swaps de taux d’intérêt à 2 ans (contrat d’échange: une jambe à taux fixe contre une jambe à taux variable). Cette position gagne si la RBA doit relever les taux une ou deux fois de plus cette année pour préserver sa crédibilité (confiance dans sa capacité à contrôler l’inflation). Sur le marché des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre), l’incertitude en hausse suggère une volatilité plus élevée (amplitude des variations de prix). Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour une date future) d’obligations australiennes à 3 ans permet de se positionner pour une hausse des rendements (yields, taux implicites des obligations) avec un risque limité à la prime payée. Cette stratégie profiterait d’un ton plus «hawkish» (plus ferme contre l’inflation, donc favorable à une hausse de taux) de la RBA dans les prochaines semaines. Ce contexte devrait aussi soutenir le dollar australien, surtout si d’autres grandes banques centrales envisagent des baisses de taux. Les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat sur AUD/USD (pari sur une hausse de la paire) pour se positionner sur une monnaie plus forte. L’écart de taux d’intérêt (différentiel de taux) qui s’élargit entre l’Australie et les États-Unis rend cette opération intéressante. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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