Perspectives de risque d’inflation aux Pays-Bas
Ils prévoient un impact plus fort sur les prix, avec une inflation dans les scénarios intermédiaire et positif qui repasserait au‑dessus de 3%, comme dans la zone euro. Dans le scénario négatif, ils s’attendent à une inflation néerlandaise plus élevée que dans la zone euro, en partie parce que l’inflation néerlandaise était de 2,4% en février alors que l’inflation de la zone euro était sous l’objectif de 2% de la BCE (Banque centrale européenne, l’institution qui fixe les taux directeurs). Ils soulignent aussi le calendrier: les Pays-Bas enregistrent encore une hausse des salaires CLA au‑dessus de 4% après le dernier choc énergétique. (CLA signifie conventions collectives de travail, c’est‑à‑dire des accords salariaux négociés entre employeurs et salariés.) Ils ajoutent que la croissance récente a été solide et que l’épargne des ménages et les ratios de dette privée (niveau d’endettement des ménages et des entreprises rapporté à leurs revenus ou à la taille de l’économie) se sont améliorés. Étant donné les tensions actuelles autour de l’Iran, nous pensons que l’impact principal sur l’économie néerlandaise viendrait d’une inflation plus élevée plutôt que d’un choc de croissance sévère. Le point clé pour les traders (intervenants de marché) serait une pression persistante sur les prix, pouvant s’écarter de la tendance de la zone euro. Cette vision dépend du point de départ de l’économie et des conditions du marché du travail.Implications de trading pour les taux
Nous pensons qu’un seul trimestre de croissance négative en 2026 est possible si le conflit s’aggrave, mais une récession prolongée n’est pas notre scénario central. Nous gardons en tête les quatre trimestres consécutifs de contraction en 2022 et 2023, et les bases actuelles de l’économie sont plus solides. L’économie néerlandaise a progressé de 0,4% au dernier trimestre 2025, ce qui offre un meilleur coussin face aux chocs externes. La différence principale pour les Pays-Bas est l’inflation, qui pourrait dépasser 3% de nouveau. Alors que la dernière estimation rapide d’Eurostat (publication préliminaire) situait l’inflation de la zone à 1,8%, des données récentes de Statistics Netherlands (l’institut national de statistiques) montrent que l’inflation intérieure est montée à 2,6%. Cela est alimenté par des salaires toujours sous tension, avec des accords salariaux négociés au dernier trimestre montrant encore une hausse moyenne de 4,2% sur un an (comparaison avec la même période de l’année précédente). Pour le positionnement sur les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux, une action ou une matière première), cela suggère des paris sur une inflation durable et une BCE plus prudente. Il faut envisager des stratégies qui profitent de taux d’intérêt restant élevés plus longtemps que ce que le marché prévoit, par exemple payer un taux fixe sur des swaps d’inflation (contrats d’échange liés à l’inflation). Se couvrir (réduire un risque) avec des options d’achat sur des contrats à terme sur le pétrole est aussi cohérent, tandis que des options de vente sur l’indice AEX (indice boursier néerlandais) peuvent servir de couverture secondaire en cas de dégradation géopolitique soudaine.
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