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Rabobank souligne que les prix du pétrole sous-évaluent les risques liés au détroit d’Ormuz, dans un contexte d’attaques iraniennes, de menaces sur les infrastructures du Golfe et de frappes américaines

by VT Markets
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Mar 11, 2026
RaboResearch de Rabobank a indiqué que les prix du pétrole ne reflètent pas complètement la hausse des dangers autour du détroit d’Ormuz, alors que l’Iran attaque des infrastructures énergétiques dans le Golfe et que les États-Unis mènent des frappes. Selon le rapport, les flux futurs de pétrole dépendront de la façon dont la guerre au Moyen-Orient se terminera. Il note aussi que des libérations de réserves stratégiques par l’AIE (Agence internationale de l’énergie : organisme public qui coordonne l’énergie et les stocks d’urgence entre pays) pourraient réduire la pression pendant une période limitée. L’Iran a déclaré que « pas un seul litre » de pétrole ne sortira tant que les États-Unis et Israël ne se retireront pas. Des informations indiquent aussi qu’il active des navires poseurs de mines (bateaux qui déposent des mines marines : explosifs placés dans l’eau pour endommager les navires) et des vedettes rapides (petits bateaux très rapides, souvent utilisés à des fins militaires) dans le détroit. Les États-Unis disent avoir détruit 16 poseurs de mines. Le rapport souligne aussi l’absence, dans la zone, de dragueurs de mines (navires qui détectent et enlèvent les mines marines) ou de corvettes (petits navires de guerre) américains, du CCG (Conseil de coopération du Golfe : alliance de pays du Golfe) ou européens.

Chronologie de l’escalade et signaux des marchés

Le rapport indique que les attaques américaines les plus importantes à ce jour ont eu lieu hier. Il cite aussi des médias israéliens liés à la défense affirmant que les États-Unis pourraient intensifier leurs actions pendant les 1 à 2 prochaines semaines. Il mentionne également des informations selon lesquelles certains membres du gouvernement israélien pensent qu’il pourrait falloir jusqu’à un an pour que le régime iranien tombe. Le Wall Street Journal rapporte que l’AIE pourrait proposer la plus grande libération de pétrole jamais faite à partir des réserves stratégiques, au-delà des engagements du G7 (groupe de sept grandes économies). Le rapport note aussi un écart entre les prix affichés sur écran (prix vus sur les marchés financiers) et la disponibilité réelle (quantités réellement livrables) de l’énergie et de produits liés comme le soufre (substance chimique utilisée notamment pour fabriquer des engrais), les engrais (produits qui aident les plantes à pousser) et l’hélium (gaz utilisé dans l’industrie et la médecine). Il faut retenir les leçons de la crise d’Ormuz de 2025, quand le marché a ignoré les risques réels d’attaques iraniennes et la possibilité d’un blocage du transport maritime (bouteille d’étranglement : passage étroit qui limite le volume de navires). À l’époque, les prix du pétrole affichés sur écran laissaient croire qu’un accord de paix était proche, alors même que l’action militaire américaine s’intensifiait. Cela montre une rupture dangereuse entre les marchés financiers (transactions sur contrats et prix) et la réalité physique (pétrole transporté et livré). Actuellement, le Brent (pétrole de référence international, utilisé comme prix repère) se négocie dans une zone artificiellement calme autour de 85 dollars le baril, ce qui donne une impression de stabilité. Mais ce prix est soutenu par la récente décision de l’OPEP+ (OPEP et pays partenaires : groupe qui coordonne la production) de prolonger des réductions volontaires de production de 2,2 millions de barils par jour jusqu’au deuxième trimestre. Cela laisse très peu de capacité disponible (production supplémentaire possible rapidement) pour absorber des coupures imprévues d’approvisionnement. Contrairement à 2025, il n’y a plus le même coussin d’une grande libération de réserves stratégiques, car les stocks américains sont maintenant à un plus bas depuis 45 ans après cet épisode. Les transporteurs maritimes intègrent déjà un risque plus élevé : les primes de risque de guerre (surcoût d’assurance pour traverser une zone dangereuse) pour les passages par Ormuz ont augmenté discrètement de 0,25 % au cours du dernier mois, malgré le calme des prix du pétrole dans les titres. Cela suggère que le marché physique voit des dangers que le marché papier (marché des contrats : achats/ventes financières, pas forcément avec livraison) ignore.

Positionnement sur les options face au risque extrême

Cela crée une occasion sur le marché des options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé), car la volatilité implicite (niveau de mouvement de prix attendu, déduit du prix des options) semble trop faible vu la fragilité de la situation. Il faut envisager d’acheter des options d’achat (call : droit d’acheter) à longue échéance sur le pétrole pour se protéger contre une hausse soudaine du prix que les marchés financiers n’anticipent pas. L’écart entre des prix stables sur écran et la montée des risques sur les barils réels et des produits liés, comme le soufre et les engrais, devient trop important pour être ignoré.

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