Niveaux techniques clés et élan
Si l’AUD/USD dépasse 0,7168, les prochains niveaux sont 0,7200, puis 0,7250 et 0,7300. S’il passe sous 0,7100, des aides (zones où le prix a souvent tendance à arrêter de baisser) se situent à 0,7053, puis 0,7000, puis 0,6956. Les principaux facteurs qui influencent le dollar australien sont : les taux d’intérêt de la RBA, les prix du minerai de fer, la santé de l’économie chinoise, l’inflation (hausse générale des prix), la croissance économique, et la balance commerciale (différence entre exportations et importations). Le minerai de fer représentait 118 milliards de dollars par an en 2021, avec la Chine comme principal acheteur. La RBA vise une inflation de 2 à 3 % et peut aussi utiliser l’« assouplissement » ou le « resserrement » quantitatif (QE/QT : achat ou vente d’actifs par la banque centrale pour injecter ou retirer de l’argent du système financier). On se souvient du fort mouvement haussier à la même période l’an dernier, quand les attentes de hausses de taux de la RBA ont poussé l’AUD/USD au-delà de 0,7100. Cette hausse venait d’anticipations arrivées trop tôt et intégrées trop vite dans les prix. Maintenant, en mars 2026, la situation a nettement changé. La RBA a maintenu le taux directeur (taux d’intérêt de base fixé par la banque centrale) à 4,50 % au cours des six derniers mois, signalant une pause claire après le cycle de hausse des taux de 2025. De plus, des marchés d’exportation importants pour l’Australie montrent des signes de faiblesse : le PMI manufacturier Caixin de la Chine (indice basé sur des enquêtes auprès d’entreprises ; sous 50 = contraction, au-dessus de 50 = expansion) pour février est ressorti à 49,8, ce qui indique un recul. Cela contraste avec l’ambiance plus positive du début 2025.Stratégies sur options et volatilité
Ce changement se voit aussi dans les matières premières, avec le minerai de fer qui a reculé depuis ses sommets de fin 2025 pour se négocier près de 110 $ la tonne. Résultat : l’AUD/USD a du mal à rester au-dessus de 0,6750, très loin des sommets de plusieurs années observés douze mois plus tôt. Le scénario technique haussier de l’an dernier a disparu. Avec cet élan faible, les traders peuvent envisager de vendre des options d’achat (call : contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) avec des prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) à 0,6850 et 0,6900, qui sont des zones de résistance (niveaux où le prix a souvent du mal à monter). Cette approche peut rapporter si la paire reste dans une fourchette ou baisse, en profitant d’un intérêt plus faible pour une hausse du dollar australien. C’est une manière de générer un revenu en pariant qu’une forte hausse est peu probable dans les prochaines semaines. À l’inverse, pour ceux qui craignent une nouvelle baisse, acheter des options de vente (put : contrat qui donne le droit de vendre à un prix fixé) sous le support de 0,6700 offre une couverture (hedge : protection contre un mouvement défavorable). Une cassure nette sous ce niveau pourrait être déclenchée par des données locales faibles ou d’autres mauvaises nouvelles en provenance de Chine. Un tel mouvement viserait des niveaux plus bas autour de 0,6600. La volatilité implicite (niveau de variation attendu par le marché, déduit du prix des options) sur les options AUD/USD a baissé à cause de la pause prolongée de la RBA, rendant les options plutôt bon marché. Cela peut créer une occasion d’acheter un straddle ou un strangle (deux stratégies qui visent à gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, en achetant des options autour du niveau actuel) avant la prochaine réunion de la RBA ou une annonce majeure sur l’inflation. Cela permettrait de profiter d’un grand mouvement de prix dans un sens ou dans l’autre, si la banque centrale surprend le marché.
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