L’EUR/USD a glissé vers le haut de la zone 1,15 et a touché un nouveau plus bas de deux semaines, l’euro cédant 0,2% face au dollar américain, alors que les indicateurs de sentiment sur l’EUR sont passés en territoire baissier. En l’absence de publications domestiques majeures, l’attention s’est reportée sur des facteurs plus globaux, le mouvement étant attribué à un rebond des prix du pétrole, ravivant les inquiétudes sur les termes de l’échange de la zone euro en tant qu’importateur net d’énergie. La paire évolue légèrement sous l’estimation de juste valeur étroite de Scotiabank, à 1,1619, alors même que les écarts de rendement restent favorables.
Sur le plan technique, la banque juge les signaux de court terme neutres, même si le RSI se situe près de 50 et est passé légèrement en dessous, en zone baissière. L’attention se porte désormais sur les niveaux de baisse : un support à court terme est identifié à 1,1520 après un glissement sous 1,1580, et un support supplémentaire est signalé près de la moyenne mobile à 50 jours à 1,1499. Les résistances sont attendues autour de 1,16 à 1,1620, tandis que la fourchette de moyen terme depuis mi-2025 est décrite comme plate, avec une large zone de congestion centrée autour du milieu des 1,16.
Perspectives baissières portées par la flambée du pétrole et le retournement du sentiment
Nous recommandons aux opérateurs de produits dérivés de se positionner sur un euro plus faible dans les prochaines semaines, alors que l’EUR/USD passe sous son estimation de juste valeur à 1,1619. Les prix du Brent ont récemment bondi, franchissant 80 dollars le baril fin août 2026, ce qui pèse fortement sur les termes de l’échange de la zone euro, importatrice nette d’énergie. Ce changement a remis au premier plan un sentiment baissier à court terme, éclipsant totalement des écarts de rendement jusqu’ici favorables.
Stratégie dérivés : se positionner sur la poursuite de la baisse
Pour tirer parti de cette dynamique baissière, nous recommandons l’achat d’options de vente (puts) hors de la monnaie sur l’EUR/USD, avec un objectif sur le support à 1,1520. La mise en place d’un spread baissier via puts (bear put spread) avec une échéance fin septembre 2026 permet de limiter le coût de la prime tout en captant une dérive vers la moyenne mobile à 50 jours proche de 1,1499. La volatilité implicite sur les options euro reste relativement bon marché par rapport aux moyennes historiques, ce qui rend les stratégies baissières longues gamma particulièrement attractives à ce stade.
Les traders doivent gérer étroitement leur risque, car nous anticipons une résistance solide limitant toute reprise contre-tendance dans la zone 1,1600–1,1620. Historiquement, lorsque le RSI bascule en territoire baissier en parallèle d’une hausse des coûts de l’énergie, l’EUR/USD tend à tester les bornes basses avant de trouver un point d’appui. Si les cours au comptant ne parviennent pas à préserver le seuil psychologique de 1,1500, il faudra se préparer à un mouvement prolongé vers les bandes basses de congestion mises en place depuis mi-2025.
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