Les données de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis montrent que les positions nettes non commerciales sur le S&P 500 se sont légèrement davantage détériorées, à -76 000 contrats, contre -75 900 précédemment. Cette mise à jour suggère une petite hausse des positions nettes vendeuses parmi les comptes spéculatifs.
Baissisme institutionnel et faiblesse saisonnière
Nous observons que les grands spéculateurs ont accru leurs positions nettes vendeuses sur le S&P 500 à -76 000 contrats, contre -75 900 contrats précédemment. Cette évolution indique que les traders institutionnels sur produits dérivés continuent de se couvrir massivement contre une baisse du marché ou de parier activement sur un repli. Il convient d’interpréter ce baissisme persistant comme un signal clair invitant à la prudence sur les positions haussières au cours des prochaines semaines.
L’historique montre que septembre est notoirement le mois le plus faible de l’année pour le S&P 500, avec une baisse moyenne d’environ 1,2 % depuis 1928. Sur le dernier siècle, l’indice a terminé ce mois en territoire négatif plus de 55 % du temps. Nous recommandons aux traders sur dérivés de tenir compte de cette tendance saisonnière, d’autant que les dernières données de la CFTC s’alignent étroitement sur ce schéma historique de faiblesse.
Stratégies et gestion du risque pour les opérations de septembre
Pour aborder la fin du mois de septembre, il convient d’envisager l’utilisation d’options de vente (puts) de protection ou de spreads baissiers sur puts (bear put spreads) afin de couvrir des portefeuilles actions existants. La volatilité implicite augmente souvent durant la seconde moitié du mois, ce qui peut rendre beaucoup plus risquées les stratégies de vente de prime, comme les iron condors, si le marché se déplace brutalement. Dans le contexte actuel, privilégier des opérations tactiques de court terme visant à tirer parti de la volatilité baissière apparaît plus prudent que de courir après des cassures haussières.
Les données de marché récentes montrent également que les volumes d’échanges ont tendance à se contracter durant cette période de transition, ce qui peut facilement amplifier des mouvements brusques. Combinée à la hausse des positions nettes vendeuses, toute surprise macroéconomique pourrait déclencher une forte correction avant un éventuel rebond de fin d’année. Réduire la taille des positions par rapport à l’ordinaire aidera à maîtriser le risque dans cette fenêtre saisonnière particulièrement imprévisible.
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