Le West Texas Intermediate (WTI) a effacé une partie de ses gains mercredi, tout en restant bien orienté sur fond de regain de préoccupations liées aux risques d’approvisionnement, en raison des tensions au Moyen-Orient. Le WTI évoluait autour de 73,60 dollars, en hausse de 2,20% sur la séance, après avoir touché un pic intrajournalier à 75,73 dollars, un plus haut de deux semaines. Le trafic maritime via le détroit d’Ormuz revenait vers la normale à la suite de l’accord de paix intérimaire conclu le mois dernier entre les États-Unis et l’Iran, mais de nouvelles hostilités ont réintroduit une prime de risque géopolitique dans la formation des prix du pétrole. Selon Press TV, Téhéran fermerait le détroit en cas de nouvelles attaques, après que des navires commerciaux ont été visés plus tôt dans la semaine par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
En parallèle, les données américaines sur les stocks ont signalé un relâchement des équilibres à court terme. L’Energy Information Administration (EIA) a indiqué que les stocks commerciaux de brut aux États-Unis avaient augmenté de 2,998 millions de barils sur la semaine close le 3 juillet, alors que le marché anticipait une baisse de 1,9 million de barils, mettant fin à une décrue des stocks qui durait depuis dix semaines. Dans un contexte plus large, le WTI reste un brut de référence « léger » et « doux », libellé en dollars, tandis que les évolutions de l’offre et de la demande, la politique de quotas de l’OPEP et les publications hebdomadaires de l’API et de l’EIA peuvent toutes influencer la formation des prix. L’OPEP compte 12 producteurs et l’OPEP+ y ajoute 10 membres non-OPEP.
—Risque géopolitique et soutien du marché
Nous observons un WTI qui se maintient, les derniers mouvements de prix laissant penser qu’une prime de risque géopolitique revient sur le marché. La recrudescence des tensions en mer Rouge perturbe des routes maritimes clés, créant une incertitude sur l’offre qui soutient les cours au-dessus de 82 dollars le baril. Cette situation rappelle les épisodes précédents dans le détroit d’Ormuz, où la simple menace de perturbations avait provoqué d’importants pics de prix.
—Gonflement des stocks, volatilité et perspectives pour l’OPEP+
Cet optimisme est toutefois mis à l’épreuve par des données fondamentales suggérant des signes d’affaiblissement de la demande. Le dernier rapport de l’EIA a fait état d’une hausse inattendue des stocks américains de brut de 3,6 millions de barils, à contre-courant des prévisions qui tablaient sur une baisse, ce qui suggère que l’offre dépasse la consommation. Ce gonflement surprise met fin à une tendance de plusieurs semaines de recul des stocks et pourrait plafonner le potentiel de hausse des prix.
Au vu de ces signaux contradictoires, nous anticipons une période de volatilité accrue dans les semaines à venir. L’indice de volatilité du brut du CBOE (OVX) a déjà progressé de plus de 15% au cours du dernier mois, reflétant l’incertitude du marché. Nous estimons que les intervenants sur les dérivés devraient envisager des stratégies profitant de mouvements de prix amples, plutôt que de miser sur une direction particulière.
La prochaine réunion de l’OPEP+ constituera un catalyseur clé pour le marché. Historiquement, le cartel a agi pour défendre les prix en prolongeant ou en accentuant les réductions de production, comme il l’a fait de manière régulière en 2024 et 2025 afin d’équilibrer le marché. Nous surveillerons toute formulation susceptible de signaler une posture plus offensive pour contrer les signes d’essoufflement de la demande mondiale.
Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel VT Markets.