Le PMI de Chicago aux États-Unis s’est replié à 56,7 en juin, ressortant en dessous du consensus à 58,1. L’indicateur reste au-dessus du seuil de 50 qui sépare expansion et contraction, ce qui suggère une poursuite de la progression de l’activité régionale, mais à un rythme plus lent qu’anticipé.
Ce chiffre inférieur aux attentes pourrait atténuer la perception de dynamique dans le pipeline manufacturier et de services du Midwest. Les marchés devraient le mettre en perspective avec d’autres indicateurs de court terme afin d’évaluer si l’activité globale est en train de ralentir ou simplement de se normaliser après une période de vigueur.
Ralentissement économique plus large et ajustements de stratégie
L’écart du PMI de Chicago par rapport aux attentes suggère que le secteur manufacturier se refroidit plus vite que prévu. Cela pointe vers un possible ralentissement de la croissance économique globale à l’approche du troisième trimestre. Nous y voyons un signal clair pour ajuster nos stratégies dans les prochaines semaines.
Nous avons observé cette tendance au tassement ailleurs, l’indice ISM Manufacturier national ayant également reculé à 51,3 le mois dernier, signe d’un ralentissement plus généralisé. Cela concorde avec le dernier rapport sur l’emploi, qui a vu la progression des salaires ralentir à un rythme annuel de 3,8%, réduisant la pression sur la Réserve fédérale. Ce schéma de modération de la croissance et de l’inflation renforce notre scénario.
Au vu de ces données, nous renforçons notre protection à la baisse sur les portefeuilles actions. Nous achetons des options de vente (puts) sur le S&P 500 (SPY) avec des échéances fin juillet et en août. Cette démarche sert de couverture contre une possible correction de marché, à mesure que les investisseurs digèrent l’hypothèse d’une économie en ralentissement.
Nous anticipons une remontée de la volatilité de marché depuis ses niveaux actuellement contenus. Nous prenons donc des positions longues sur les contrats à terme VIX, l’incertitude augmentant généralement lorsque les anticipations de croissance sont révisées à la baisse. Historiquement, même des surprises économiques modestes de ce type ont précédé des pics de court terme du VIX, comme observé au quatrième trimestre 2025.
Réponse de politique monétaire, devises et positionnement sur les matières premières
La probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale au troisième trimestre diminue désormais. Nous nous positionnons sur une baisse des rendements en nous plaçant à l’achat sur les contrats à terme sur T-Notes 10 ans (ZN). Le marché des futures sur fed funds n’intègre plus qu’une probabilité inférieure à 20% d’une hausse d’ici septembre, contre 45% encore la semaine dernière.
Une Fed moins agressive devrait peser sur le dollar américain. Nous initions des positions vendeuses sur l’indice du dollar (DXY) face à un panier de grandes devises. Nous voyons une force particulière sur l’euro, la Banque centrale européenne ayant signalé une trajectoire de politique monétaire plus régulière.
Le ralentissement du secteur manufacturier affecte directement la demande de matières premières industrielles. Nous réduisons notre exposition aux contrats à terme sur le cuivre. À l’inverse, nous considérons l’or comme une valeur refuge attractive dans cet environnement d’incertitude économique et de rendements réels potentiellement plus faibles.
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