L’enquête économique de juin de Bloomberg, publiée vendredi, montre que le consensus de croissance du PIB canadien pour 2026 a été abaissé de 1,1 % à 0,7 %, laissant les perspectives à la traîne d’une croissance américaine supérieure à 2 %. Cette révision à la baisse fait suite à une activité plus faible que prévu en début d’année, renforçant l’image d’une sous-performance à l’approche de 2026.
Ce contexte plus mollasson a compensé la récente accélération de l’inflation et a permis à la Banque du Canada d’éviter un nouveau durcissement. Alors que les tensions sous-jacentes sur les prix sont jugées contenues et que les risques liés à l’énergie s’atténuent, l’enquête indique une inflation se rapprochant à nouveau de 2 %, et un taux directeur attendu inchangé jusqu’en 2027. Concernant la trajectoire de politique monétaire à court terme, 16 des 19 prévisionnistes anticipent un statu quo cette année. Cet article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.
Creusement de la divergence économique et implications pour l’USD/CAD
Compte tenu de la prévision actualisée du PIB canadien 2026 à seulement 0,7 %, nous nous concentrons sur l’écart économique croissant avec les États-Unis, qui continuent d’afficher une croissance supérieure à 2 %. Cela conforte l’idée que la Banque du Canada restera en pause, tandis que la Réserve fédérale dispose d’une plus grande marge de manœuvre. Le taux de change USD/CAD, qui évolue autour de 1,3800, en tient déjà compte, mais nous estimons qu’il peut encore progresser.
Le biais accommodant de la Banque du Canada, face à une économie américaine plus solide, affaiblit clairement l’argument en faveur d’une détention de dollars canadiens. Nous nous positionnons donc en faveur d’un USD/CAD plus élevé, susceptible de tester le seuil de 1,4000 dans les prochaines semaines. L’histoire montre que lors de périodes similaires de divergence économique, comme en 2017-2018, la paire a enregistré une hausse marquée.
Stabilité des taux domestiques et sous-performance des marchés actions
Le consensus autour d’une Banque du Canada attentiste suggère une période de faible volatilité sur nos taux domestiques. Nous y voyons une opportunité via des dérivés qui bénéficient de cette stabilité, autrement dit en pariant sur des taux canadiens durablement ancrés. Le rendement de l’obligation d’État canadienne à 2 ans s’échange déjà à 3,95 %, soit environ 60 points de base sous son équivalent américain, et nous anticipons un élargissement de cet écart.
Nous pensons que des perspectives de croissance atones pèseront sur les résultats des entreprises canadiennes par rapport à leurs homologues américaines. Cela plaide pour une poursuite de la sous-performance de l’indice S&P/TSX 60 face au S&P 500. Nous étudions des options de vente (puts) de protection sur des ETF répliquant le TSX afin de tirer parti de cette divergence, alors que le TSX accuse déjà un retard de plus de 4 % sur son homologue américain depuis le début de l’année.
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