TD Securities s’attend à ce que la croissance américaine demeure globalement stable jusqu’en 2026, légèrement sous la tendance, avec un PIB réel de 2,0 % (T4/T4) et un taux de chômage d’environ 4,3 % d’ici le T4 2026. Les risques sont surtout liés au conflit en Iran et à un choc pétrolier associé, qui pourrait pousser l’économie vers la stagflation, tandis que l’IA et les dépenses des consommateurs à revenu plus élevé sont présentées comme des facteurs de soutien à la demande. La firme attribue une probabilité de 25 % à une récession américaine au cours des 12 prochains mois.
Sur les prix, TD Securities voit une marge de manœuvre limitée pour une désinflation rapide tant que les chaînes d’approvisionnement restent sous pression. L’inflation du CPI de base devrait culminer près de 3,0 % sur un an au T4 2026, terminant l’année à un niveau plus élevé qu’à son début, et la lecture est décrite comme tout aussi élevée en termes de PCE de base. La firme s’attend à ce que la plupart des effets de la hausse du pétrole se reflètent dans l’inflation globale, avec un retour graduel de la désinflation en 2027, tandis que l’évolution des politiques et le contexte géopolitique sont cités comme principales sources d’incertitude.
Politique monétaire et stratégie de marché
Nous voyons la Réserve fédérale rester sur pause pour le reste de l’année, coincée entre une croissance molle et une inflation persistante. Comme le plus récent rapport sur le CPI de base montre une inflation qui reste ferme à 2,9 %, la Fed n’a pas de marge pour réduire les taux. Cela suggère que des stratégies qui misent sur un taux des fonds fédéraux stable, comme la vente d’options sur des contrats à terme de taux d’intérêt à court terme, pourraient être efficaces.
La combinaison d’une croissance économique en range et d’un risque géopolitique important pointe vers une volatilité accrue des marchés. Nous croyons qu’il est prudent de détenir une protection à la baisse, puisque la probabilité de 25 % d’une récession pourrait rapidement se matérialiser en choc de marché. Avec l’indice VIX récemment passé au-dessus de 20, l’achat d’options de vente (puts) sur de grands indices comme le S&P 500 offre une façon claire de se couvrir contre cette incertitude.
Risques géopolitiques, énergie et marché du travail
Le conflit en Iran soutient directement les prix de l’énergie, ce qui constitue la principale source du risque de stagflation auquel nous faisons face. Le pétrole brut WTI est demeuré obstinément élevé, s’échangeant cette semaine près de 95 $ le baril, et nous voyons peu de raisons pour que cela change à court terme. Nous devrions donc envisager de maintenir des positions longues sur les contrats à terme de pétrole brut ou des options d’achat (calls) sur des FNB du secteur de l’énergie.
Le marché du travail est stable, mais montre des signes d’essoufflement, ce qui appuie le scénario global d’une croissance modérée. Le rapport sur l’emploi de la semaine dernière a montré une légère remontée du taux de chômage à 4,2 %, se rapprochant de la prévision de fin d’année de 4,3 %. L’absence d’un momentum marqué renforce l’idée que les marchés boursiers ont peu de chances de se dégager à la hausse au cours des prochaines semaines.
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