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L’euro recule, pénalisé par la divergence des politiques de la Fed et de la BCE et par des volumes post‑fériés modérés qui pèsent sur l’EUR/USD

by VT Markets
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Jul 6, 2026

L’euro a reculé face au dollar lundi, alors que les échanges reprenaient après le long week-end de la fête de l’Indépendance aux États-Unis. L’EUR/USD gravitait autour de 1,1421, en baisse de 0,12 % sur la séance, dans un contexte de flux de début de semaine décrits comme modestes, alors que les marchés ajustaient leurs attentes à l’égard de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne. La baisse des prix du pétrole, à la suite de l’accord de paix intérimaire États-Unis–Iran conclu le mois dernier, a atténué les craintes d’inflation, tandis que des créations d’emplois non agricoles américaines plus faibles que prévu et des données d’inflation de la zone euro plus molles ont réduit la probabilité perçue d’un mouvement rapide de la Fed et d’une autre hausse de la BCE cette année.

Les marchés continuent de qualifier la politique monétaire de restrictive, puisque l’inflation demeure au-dessus des cibles, l’attention restant braquée sur l’objectif de 2 %. L’outil CME FedWatch indiquait une probabilité de 56 % d’une hausse de taux à la réunion de septembre, tandis qu’une hausse de la BCE en septembre était évaluée à moins de 50 %. L’écart de taux continuait de favoriser le dollar, avec le taux directeur de la Fed à 3,50 %–3,75 % contre un taux de dépôt de 2,25 % à la BCE, ce qui soutenait l’indice du dollar américain autour de 101,04 après un creux à 100,56. Côté statistiques, l’ISM des services s’est établi à 54,0 en juin, contre 54,5 en mai, prolongeant l’expansion pour un 23e mois.

Divergence des politiques monétaires et euro sous pression

Nous voyons l’euro évoluer sur la défensive face au dollar américain autour du niveau de 1,0750 aujourd’hui, le 6 juillet 2026. Cela reflète l’attention du marché portée à la divergence des trajectoires de politique monétaire entre la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne. Les prochaines semaines seront marquées par la banque centrale qui semblera la plus déterminée à maintenir sa posture actuelle.

Même si l’inflation globale a reculé, nous surveillons surtout la rigidité des prix sous-jacents, qui demeurent au-dessus de la cible de 2 % dans les deux économies. La plus récente mesure de l’inflation PCE de base aux États-Unis ressort à 2,6 %, et celle de la zone euro est comparable à 2,7 %. Cette inflation persistante complique la possibilité, pour l’une ou l’autre des banques centrales, de signaler avec assurance des baisses de taux agressives.

Le rapport sur l’emploi américain de la semaine dernière, plus faible que prévu — avec des créations de postes limitées à 209 000 —, a renforcé l’argumentaire en faveur d’un début d’assouplissement de la Fed. D’ailleurs, l’outil CME FedWatch montre que nous et d’autres intervenants intégrons désormais une probabilité supérieure à 65 % d’une baisse de taux d’ici septembre. Cette anticipation de taux américains plus bas constitue un frein majeur pour le dollar.

Posture de la BCE, écarts de taux et volatilité des marchés

Pendant ce temps, la Banque centrale européenne a déjà procédé à une baisse de taux le mois dernier, mais a depuis signalé une pause. Les décideurs semblent préoccupés par le fait qu’une forte progression des salaires — qui a atteint en moyenne 4,7 % au premier trimestre — pourrait raviver l’inflation si l’assouplissement est trop rapide. Cette prudence de la BCE pourrait offrir un certain soutien à l’euro à court terme.

L’écart de taux d’intérêt, avec un taux directeur de la Fed à 5,25 % et celui de la BCE à 3,75 %, demeure nettement à l’avantage du dollar américain. Toutefois, l’élément critique pour les cambistes est maintenant la *variation attendue* de cet écart, la Fed étant en position de réduire ses taux plus tôt. Cette dynamique laisse entrevoir une hausse de la volatilité de l’EUR/USD, rendant potentiellement rentables des stratégies sur options qui profitent des mouvements de prix, comme les straddles acheteurs.

Du côté de la volatilité implicite sur le marché des options, la mesure à 3 mois pour l’EUR/USD se situe autour de 6,5 %, ce qui n’est pas élevé selon les normes historiques. Cela suggère qu’il peut être relativement peu coûteux d’acheter des options afin de se positionner en vue d’une cassure importante de la paire. Nous suivrons de près la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) américain la semaine prochaine, qui pourrait constituer le prochain catalyseur majeur.

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