L’EUR/USD était plus ferme vendredi, se négociant près de 1,1400 après avoir touché 1,1434 plus tôt durant la séance américaine, mais la paire demeurait en voie d’enregistrer une deuxième baisse hebdomadaire consécutive, alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz et une perspective restrictive de la Réserve fédérale ont contribué à limiter la faiblesse du dollar américain. Le billet vert s’est stabilisé après que le rapport de jeudi sur les dépenses de consommation personnelle (PCE) aux États-Unis a montré que l’inflation sous-jacente demeurait relativement contenue, ce qui a tempéré les attentes d’une hausse des taux de la Fed à court terme, même si l’inflation reste au-dessus de la cible de 2 % de la banque centrale.
L’indice du dollar américain (DXY) évoluait autour de 101,26, après avoir atteint environ 101,80 plus tôt dans la semaine. Les négociations entre les États-Unis et l’Iran n’avaient pas abouti à un accord final à la suite d’un protocole d’entente de 60 jours conclu plus tôt ce mois-ci, tandis que l’Iran a réitéré que le passage sécuritaire exige une coordination avec ses autorités et a avancé des plans de péages de transit. En Europe, les marchés ont réajusté leurs attentes quant à une nouvelle décision de la Banque centrale européenne, alors que les prix de l’énergie s’assouplissaient, même si Commerzbank projetait une hausse additionnelle des taux en septembre et anticipait une inflation se maintenant autour de 3 % jusqu’à la fin de l’année.
L’EUR/USD à la peine sur fond de dollar fort et de tensions géopolitiques
Nous constatons que la paire EUR/USD peine à maintenir ses niveaux, se négociant actuellement près de 1,0850. Bien que la paire ait enregistré de modestes gains quotidiens, la tendance générale demeure plombée par la résilience du dollar américain. La situation fragile au Moyen-Orient, marquée par un regain de tensions autour de corridors maritimes clés, continue de soutenir l’attrait du dollar comme valeur refuge.
Selon nous, la Réserve fédérale restera prudente, ce qui devrait maintenir le dollar ferme. Les données récentes du Bureau of Labor Statistics indiquent que l’inflation des services hors éléments volatils demeure obstinément élevée, avec un rythme annualisé de 3,5 %, ce qui maintient l’inflation globale bien au-dessus de la cible de 2 %. Cela nous amène à croire que le marché intègre trop de baisses de taux pour le reste de l’année.
Assouplissement de la BCE et considérations stratégiques pour l’EUR/USD
De l’autre côté de l’Atlantique, nous nous attendons à ce que la Banque centrale européenne poursuive son cycle d’assouplissement. Les plus récentes données de PMI manufacturier de la zone euro se sont établies à un décevant 48,2, signalant une contraction de l’activité et donnant à la BCE davantage de raisons de réduire encore les taux. Cette divergence de politique monétaire avec la Fed constitue un facteur clé qui pèse sur l’EUR/USD.
Compte tenu de ces perspectives, nous envisageons des stratégies qui profitent d’un recul de l’EUR/USD, ou à tout le moins d’un potentiel haussier limité. L’achat d’options de vente (puts) sur l’euro pourrait être une manière efficace de se positionner en vue d’un repli vers le seuil de 1,0600 au cours des prochaines semaines. Le risque géopolitique accru a aussi fait monter la volatilité implicite, ce qui rend les options utiles pour encadrer le risque dans ce marché incertain.
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