Les stocks de gros aux États-Unis ont augmenté de 0,2 % en juin, sous le consensus du marché de 0,3 %. La donnée indique une accumulation de stocks plus modérée que ce que les économistes anticipaient pour le mois.
L’écart de 0,1 point de pourcentage suggère que l’accumulation des stocks a ralenti à la fin du deuxième trimestre, un facteur qui peut se répercuter sur les calculs du PIB via la composante « variation des stocks privés ». La publication s’ajoute à la série d’indicateurs mensuels qui orientent les attentes quant à la croissance à court terme et aux conditions de la demande.
Gestion allégée des stocks et implications macroéconomiques
Le fait que les stocks de gros de juin ressortent à 0,2 % — légèrement sous la prévision de 0,3 % — indique que les entreprises maintiennent des chaînes d’approvisionnement « lean » plutôt que de surstocker. Nous estimons que cela suggère que la demande des consommateurs tient suffisamment le coup pour écouler la marchandise, évitant un surplus indésirable de biens. Historiquement, un ratio stocks/ventes de gros autour de 1,35 signale une gestion serrée, ce qui signifie que les entreprises ne semblent pas aux prises, pour l’instant, avec des stocks dormants.
Comme une accumulation des stocks plus lente peut exercer un léger frein sur les calculs du PIB du troisième trimestre, cette publication donne à la Réserve fédérale davantage de marge pour envisager des baisses de taux. Nous recommandons aux négociateurs de dérivés de privilégier des options d’achat (calls) sur des contrats à terme sur les bons du Trésor, en anticipant une détente graduelle des rendements obligataires au cours des prochaines semaines. Cette accumulation de stocks plus faible appuie la tendance macroéconomique plus large de désinflation, rendant les dérivés de revenu fixe particulièrement attrayants.
Recommandations de stratégie sur dérivés et couverture des risques
Du côté des dérivés sur actions, nous suggérons d’utiliser des écarts haussiers d’options d’achat (bull call spreads) sur des FNB du secteur de la consommation discrétionnaire. Des inventaires plus légers signifient que les grands détaillants n’auront pas à sabrer les prix pour écouler des surplus, ce qui protège leurs marges bénéficiaires à l’approche de la saison des résultats. Cette stratégie d’options nous permet de capter le potentiel haussier associé à de meilleures marges corporatives, tout en gardant le risque strictement défini.
En parallèle, il faut se couvrir contre la possibilité que ce ralentissement de l’accumulation des stocks signale plutôt un fléchissement plus généralisé du secteur manufacturier. L’achat d’options de vente (puts) près du cours (near-the-money) sur des FNB des secteurs industriels ou du transport offre une façon peu coûteuse de protéger les portefeuilles si l’activité en usine continue de se refroidir. Maintenir ces positions défensives aidera à traverser tout changement brusque dans les données de production industrielle attendues plus tard ce mois-ci.
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