Les prix du pétrole, la volatilité des actions et les rendements des obligations d’État ont augmenté alors que les marchés évaluaient l’aggravation des tensions au Moyen-Orient. Les contrats à terme sur le Brent ont franchi les 100 $US, tandis que les actions ont poursuivi leur glissade dans le rouge et que les tentatives de former un creux à court terme ont calé, les échanges étant dominés par la pression vendeuse. Les rendements obligataires ont continué de grimper, alimentant les inquiétudes entourant les économies développées et faisant ressurgir le risque d’une répétition de la panique boursière de mars/avril 2025, alors que la probabilité d’un conflit régional plus vaste augmentait.
Les plus récents résultats d’Alphabet ont fait état d’un flux de trésorerie négatif, un élément qui a miné les attentes de poursuite de la génération de liquidités pendant le boom des dépenses en IA. Avec l’affaiblissement d’un soutien clé à la hausse, le contexte pointe vers des mouvements plus brusques, particulièrement durant les échanges estivaux plus clairsemés, lorsque la liquidité tend à reculer et que la volatilité peut augmenter. Chris Beauchamp travaille chez IG depuis quatre ans et est intervenu sur de grandes chaînes de télévision financière, notamment la BBC et Sky News.
Réponses stratégiques à la hausse du pétrole, des rendements obligataires et de la volatilité des actions
Alors que le Brent bondit au-delà de 100 $US sur fond de tensions géopolitiques croissantes, nous conseillons aux traders de produits dérivés de se préparer à une période prolongée de forte turbulence sur les marchés. Pour en tirer profit, on peut envisager d’acheter des options d’achat (calls) sur des FNB suivant le secteur de l’énergie ou sur des indices de volatilité comme le VIX. Historiquement, lorsque le pétrole franchit ce seuil, le VIX grimpe souvent de plus de 20 % en l’espace d’un mois, à mesure que les craintes d’inflation s’emparent du marché.
La hausse des rendements des obligations d’État menace de déclencher une répétition de la panique de mars/avril 2025, période durant laquelle les poussées de rendements ont fortement comprimé les valorisations boursières. Pour protéger nos portefeuilles, nous devrions envisager d’acheter des options de vente (puts) sur des instruments liés aux Treasuries à long terme, comme le FNB TLT, ou de négocier des contrats à terme sur les taux d’intérêt. Cette posture est cruciale, car la volatilité du marché obligataire se répercute généralement directement sur les marchés actions, pesant sur les titres de croissance.
Sous-performance techno et stratégies défensives pour la volatilité estivale
Le flux de trésorerie négatif récent d’Alphabet met en lumière un point d’inflexion préoccupant dans l’énorme boom des dépenses en intelligence artificielle, où les dépenses d’investissement massives finissent par dépasser les rendements. Les traders de produits dérivés devraient cibler les titres techno qui ont fortement grimpé en recourant à des écarts baissiers à options de vente (bear put spreads) afin de profiter d’une correction à la baisse potentielle. Historiquement, l’indice Nasdaq, fortement pondéré en technologie, enregistre certaines de ses pires performances durant les mois d’été à faible volume, en août et septembre, ce qui rend la protection à la baisse essentielle dès maintenant.
Comme les volumes de négociation sont historiquement plus faibles l’été, les mouvements de marché peuvent être amplifiés et entraîner des reculs marqués et soudains. Nous recommandons d’utiliser des stratégies à risque défini, comme les écarts de crédit (credit spreads), pour capter des primes d’options élevées sans s’exposer à un risque illimité. Garder des tailles de position plus petites qu’à l’habitude nous permettra de demeurer agiles à mesure que cette période volatile se déploie au cours des prochaines semaines.
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